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Le PNUD félicite la RDC pour son engagement dans l’inclusion financière
Damien Mama, Représentant résident du PNUD en RDC, a salué l’engagement constant du gouvernement congolais qui a placé l’inclusion financière au cœur de ses politiques publiques.
Les mêmes propos ont été également adressés à l’ambassade de Suède, partenaire visionnaire et fidèle du développement durable en RDC. C’est à l’occasion de son discours à l’ouverture d’un atelier de formation sur la responsabilité sociale et environnementale (RSE) des institutions de micro finance (IMF) et des coopératives d’épargne et de crédit (Coopec) dans le cadre du projet ACTIF II, organisé par son organisme qu’il a encensé la RDC et la Suède. Cet atelier se tient à Kinshasa depuis hier mardi 2 septembre.
Le diplomate onusien a indiqué que la tenue de cette formation exprime sa volonté affirmée de contribuer à une transformation structurelle de l’économie congolaise.
Il a rappelé l’importance dudit projet qui, a-t-il souligné, est bien plus qu’un programme d’appui. Selon lui, le projet incarne une ambition collective et partagée: celle de bâtir une République démocratique du Congo résiliente, inclusive et écologiquement responsable, où l’inclusion financière cesse d’être une simple condition d’accès au crédit pour devenir un levier stratégique de transformation sociale, économique et environnementale.
Il a également précisé que les IMF et les Coopec ne sont pas de simples instruments techniques de financement. Elles sont des acteurs clés de la cohésion territoriale, des vecteurs de formalisation économique, et des alliées indispensables de la transition écologique. Leur enracinement dans les communautés leur confère une capacité unique à porter les principes de justice sociale, d’équité de genre, de respect des droits humains et de préservation de l’environnement jusqu’au dernier kilomètre.
Dynamique de montée en compétence et de responsabilisation
S’agissant de l’objectif de l’atelier, il a indiqué qu’il s’inscrit dans une dynamique de montée en compétence et de responsabilisation. Elle répond à un besoin concret exprimé par les responsables d’institutions notamment, mieux comprendre les cadres normatifs, mieux intégrer les exigences de la RSE, et surtout, mieux évaluer leurs impacts sur les bénéficiaires, les écosystèmes et les territoires.
Ladite formation ambitionne de renforcer les capacités techniques et stratégiques des IMF et Coopec à intégrer la RSE dans leur planification , leurs outils de gestion et leurs indicateurs de performance, fournir des référentiels opérationnels et des exemples concrets, adaptés au contexte congolais, pour éviter une approche purement théorique ou importée, créer un espace de dialogue et d’innovation partagée entre institutions financières, partenaires techniques, autorités publiques et bénéficiaires , autour de pratiques vertueuses et reproductibles.
Enfin, il a déclaré que la performance d’une institution financière ne se mesure pas seulement à la taille de son portefeuille ou à son taux de remboursement. Elle se juge aussi à sa capacité à intégrer les externalités sociales environnementales, à prévenir les risques de précarité, à favoriser l’inclusion des femmes et des jeunes, et à investir dans la durabilité de ses interventions.
Muke MUKE