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Le gouvernement lance la VIème session du Conseil consultatif national des forêts
La République démocratique du Congo, un pays de mega biodiversité et de forêt luxuriante, veut se doter d’une nouvelle politique forestière. A cet effet, le gouvernement a lancé les travaux de la VIe session du Conseil consultatif national des forêts, hier mercredi 6 novembre à Kinshasa.
Ces assises prouvent non seulement l’engagement du gouvernement à améliorer la gouvernance forestière. Mais elles devront également garantir l’amélioration de cette gouvernance à travers ce processus irréversible de doter le pays d’une politique forestière appropriée.
«Nous sommes obligés de gérer durablement des forêts et d’en donner des stratégies nécessaires tout en utilisant de moins en moins de bois comme énergie. Le plus important pour nous, c’est de protéger les forêts primaires pour lesquelles nous sommes en train de chercher une politique nationale», a rapporté Eve Bazaïba, la ministre de l’Environnement et Développement durable.
Tout en se réjouissant que l’exécutif national ait fait de l’environnement son sixième pilier, visant ainsi le bien-être de la population congolaise.
Abondant dans le même ordre d’idées, le Directeur général des forêts au ministère de l’Environnement, Fréderick Djengo, a encouragé le Gouvernement à investir des moyens pour faire du secteur forestier un des piliers du développement social.
Renflouer les caisses de l’Etat
Tenue avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD), cette sixième session connait la participation de plus de 70 personnes.
Durant deux jours, ils examineront plusieurs documents dont le rapport des assises des états généraux des forêts, la feuille de route du zonage forestier et programmation géographique et autres.
Pour rappel en août dernier, les acteurs du secteur de l’environnement avaient tenu l’atelier de la planification de la politique forestière nationale en RDC. Ils se sont réunis afin de baliser la voie pour amener le secteur de la foret à renflouer les caisses de l’Etat.
Ces travaux avaient permis de mettre les participants dans un contexte d’interaction et de prise de décision avec d’autres acteurs de la gestion forestière en prenant en compte les impératifs environnementaux, économiques et sociaux.
Ils devaient en outre examiner d’autres facteurs connexes tels que la démographie, les signaux économiques et financiers, la gouvernance, la transparence, les changements technologiques et les différences culturelles.
L’élaboration participative de la politique forestière de la RDC se profile comme l’une des priorités majeures du Programme de gestion durable des forêts (PGDF).
Fyfy Solange TANGAMU