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Le CSAC et Meta se liguent contre des contenus virtuels à risque dans la vie réelle
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) et l’Entreprise Meta (jadis Facebook) accordent leurs violons pour travailler dans la durée afin d’éviter des dégâts causés par des contenus virtuels à risque dans la vie réelle. Les deux parties ont pris cette résolution au terme des échanges, hier jeudi 20 avril, entre le bureau de cette institution d’appui à la démocratie, sous la houlette de son président, Christian Bosembe, et une délégation de Meta.
La rencontre a tourné autour de la question « Comment contrer le comportement indésirable en ligne avec notamment, des contenus dangereux, susceptibles de mettre en péril la paix sociale en République démocratique du Congo ? « . La question est autant délicate et reste une préoccupation majeure pour le CSAC dans son rôle de régulateur. Il s’agit donc d’un premier contact qui a eu des retombées positives, c’est le cas de le dire, dès lors que les deux parties ont décidé de travailler ensemble afin d’éviter des dégâts causés par des contenus virtuels à risque dans la vie réelle.
Le CSAC et Meta prévoient ainsi se rapprocher davantage pour tabler sur des questions techniques et spécifiques, notamment celles liées à l’alerte numérique mise en place au niveau du CSAC, à la sensibilisation dans l’utilisation de l’outil et au combat contre les discours de haine. » Nous avons tenu à inviter la direction de Meta parce qu’il y a des choses qu’il faut redire dans le mode opératoire en termes de fonctionnement de cette plateforme. Vous allez remarquer que chaque réseau social est en train de perdre tout caractère social. Les réseaux sociaux sont devenus des sites sur lesquels sont diffusés notamment des discours de haine, des discours de discriminationn et la désinformation et même la dépravationdes mœurs « , a fait savoir le rapporteur adjoint du CSAC, Serge Ndjibu.
Le CSAC se dit également préoccupé par la protection de l’enfant face aux réseaux sociaux. » Du point de vue des lois, nous avons aussi pour mission de protéger l’enfant contre l’usage malveillant d’internet. Par l’exécution de cette mission, nous avons fait voir à Meta que nous n’étions pas d’accord sur un certain nombre de choses. Sa politique de signalement ne fonctionne presque pas. Vous pouvez signaler un fait qui dérange la société, le résultat peut intervenir plusieurs mois après et parfois même pas. Ce qui n’est pas normal. On ne voudrait pas restreindre les libertés des gens, mais nous souhaitons que les responsables de ces plateformes puissent être proactifs dans la suppression, par exemple, des élements qui dérangent la société, la sécurité d’une nation, la cohésion d’une nation parce qu’aujourd’hui si on n’y prend garde, les réseaux sociaux peuvent être la cause d’une guerre civile dans des pays fragiles. Donc, il faut veiller à toutes ces choses « , a déclaré Serge Ndjibu.
La délégation de Meta était composée de Balkissa Ide Sido, directrice des politiques publiques pour l’Afrique et Thys Kazadi, responsable des politiques publiques pour l’Afrique francophone. DB