Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Le clair-obscur électoral
Si le verre électoral est à moitié plein, c’est qu’ il est aussi à moitié vide. Cela est d’une logique triviale.
Les optimistes relèveront la croisade de « salubrité électorale » que dit avoir entrepris le team Kadima. Le successeur de Nangaa répète dans toutes les langues -en commençant par l’anglais- qu’il travaille déjà aux conditions de la transparence du cycle électoral de manière à offrir aux Congolais de « meilleures élections » de toute leur histoire. Blanchi sous le harnais du management à l’anglo-saxonne, le chairman de la Centrale électorale dit qu’il sera jugé aux résultats.
De fait, les habitués du siège de la CENI sont unanimes sur le fait que les lignes ont déjà commencé à bouger sur le 30 juin. Et que si l’intendance-finances- suit, la caravane Kadima sera en harmonie avec le chronogramme du marathon électoral.
Seulement voilà, les sceptiques et -à plus forte raison- les pessimistes n’ont d’yeux que sur la partie vide du verre. A leurs yeux, le verre est « même plus à moitié vide qu’à moitié plein« .
Une formule synonyme, certes, de pied de nez au bon sens mathématique ou tout simplement arithmétique. Derrière cette vision, l’inquiétude de ceux qui sont d’avis que la CENI version Kadima est comme frappée d’un mal congénital.
Né de et dans la contestation, le bureau actuel de la CENI est encore loin de rassurer nombre d’opposants et même l’aile katumbiste de l’Union sacrée. Ou plus exactement l’opposition réelle par… opposition à l’opposition modérée ou gentille. Celle qui se reproduit à chaque régime et qui sert souvent d’alibi démocratique au pouvoir.
Ce n’est pas tout. Codétentrices originelles du fait électoral, les églises catholique et protestante rechignent à bénir Denis Kadima. Quelle sera la position définitive de ces deux mastodontes de l’espace confessionnel ? Le service minimum? Le « Ponce Pilate » ? La « croisade » contre un processus électoral à l’arrière-goût de crime de lèse-épiscopats ? Les fidèles retiennent encore leur souffle.
Difficile, en effet, de claironner le fameux « tout va très bien Madame la Marquise » dans une équation- encore- à plusieurs inconnues. Pas évident d’entrevoir le bout du tunnel dans ce clair-obscur. Même si le Président de la CENI peut légitimement conforter sa dialectique et se réconforter avec cette citation du mathématicien-philosophe Blaise Pascal: « le pessimisme est affaire d’humeur, l’optimisme est affaire de volonté« . José NAWEJ