Dernière minute
Société
Le paysage médiatique de la République Démocratique du Congo vient de se doter d’un nouveau levier d’éveil des consciences et de redevabilité dans le secteur des ressources naturelles. Après une année de durs labeurs, le réseau des Journalistes pour les Ressources Naturelles et la Fiscalité (…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*L’AFC-M23 et les belligérants out.
«Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous le ciel». La sentence biblique semble avoir trouvé un écho particulier dans l’adresse à la…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
Le Dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi reçoit un soutien de poids. Vital Kamerhe, président national de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), salue une initiative qu’il…
« L’arrestation de Salomon Kalonda viole les règles de procédure pénale », estime Me Willy Kasongo, avocat pénaliste
Affaire Salomon Kalonda conseiller spécial de Moïse Katumbi
Je note que:
1. En droit positif congolais, la durée de la garde à vue est de 48h au maximum et sans possibilité de renouvellement.
Et à l’expiration de ce délai légal, l’individu placé en garde à vue doit obligatoirement être relâché ou conduit devant le magistrat du parquet ;
2. Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle et ce, dans la langue qu’elle comprend;
3. Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie par un jugement définitif.
Au regard des éléments de droit susmentionné, je pense que l’arrestation du conseiller spécial Salomon kalonda viole les règles de procédure pénale telles que définies par la constitution du 18 février 2006 modifiée à ce jour. Me Willy Kasongo avocat pénaliste
COMMUNIQUE DE PRESSE N°009/RDC/VSV/CE/2023
CONTRE L’INTERPELLATION BRUTALE DE M. SALOMON IDI KALONDA PAR LES AGENTS DES SERVICES DE SECURITE A L’AEROPORT INTERNATIONAL DE N’DJILI EN RDCONGO
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime ses vives inquiétudes concernant les pratiques et méthodes musclées dont font montre certains éléments des services de sécurité ces derniers temps à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues le 20 décembre 2023 en RDCongo.
L’interpellation frisant un quasi enlèvement, mardi 30 mai 2023, de monsieur Salomon Idi Kalonda, membre du parti politique Ensemble pour la République et Conseiller spécial de l’opposant Moïse Katumbi Chapwe et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2023, avec une brutalité inexplicable et inacceptable et ce, quelques jours seulement après une répression brutale et dans le sang des manifestants, membres des partis politiques de l’opposition choque, désillusionne et révolte les consciences des congolaises et congolais qui s’attendaient à vivre continuellement dans un Etat de droit en RDCongo sous le règne du Président Felix-Antoine Tshisekedi .
Quel que soit le motif qu’on reproche à M. Salomon Idi Kalonda, rien dans un Etat de droit ne pouvait justifier le traitement inhumain lui infligé. Il suffisait tout simplement de lui envoyer une invitation ou une convocation en bonne et due forme au cas où il détiendrait une arme sans autorisation et une carte d’électeur pendant qu’il serait de nationalité belge comme cela se raconte.
En outre, il revient à la VSV que dans son lieu de détention, les droits de la victime seraient constamment violés : aucun droit à la nourriture, pas de visite de ses avocats et moins encore des défenseurs des droits de l’Homme.
La VSV s’interroge sur l’acharnement et certains comportements tendant à réduire au silence ou à intimider des opposants politiques alors que leur place est importante en démocratie et leurs critiques pourraient bien aider ceux qui sont au pouvoir pour améliorer leur mode de gestion en cas de besoin.
Tout compte fait, la VSV invite les autorités congolaises à :
– Diligenter une enquête indépendante en vue d’établir les responsabilités et sanctionner les auteurs de cet enlèvement ;
– Procéder à la libération sans condition de M. Salomon Idi Kalonda pour lui permettre de jouir de sa liberté de circulation, sinon le déférer devant une juridiction compétente où ses droits seront garantis et ce, en cas des griefs sérieux ;
– Mettre fin aux violations des libertés fondamentales et à toute pratique tendant à reculer ou faire reculer les quelques avancées démocratiques déjà enregistrées en RDCongo.
Fait à Kinshasa, le 31/5/2023
LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV).