Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
L’Académie des Beaux-Arts restitue 29 œuvres restaurées à l’Institut national des musées du Congo
L’Académie des Beaux-Arts (ABA) de Kinshasa a officiellement remis, hier mercredi 4 février, 29 œuvres d’art restaurées à l’Institut national des musées du Congo (IMNC). La cérémonie s’est tenue dans l’enceinte du Musée national de la République démocratique du Congo (MNRDC), situé à Lingwala à Kinshasa.
Lors de son intervention, le directeur général de l’Académie des Beaux-Arts, Henri Kalama Akulez, a mis en lumière la formation dispensée à l’Académie des Beaux-Arts, qui prépare les étudiants à la sauvegarde des œuvres du patrimoine congolais.
«Grâce à un enseignement interdisciplinaire, nos étudiants sont formés pour préserver les objets et monuments en respectant leur signification culturelle, historique, esthétique, éthique, artistique, scientifique et sociale. À l’image de médecins du patrimoine, ils œuvrent pour prolonger au maximum la durée de vie des biens patrimoniaux. En tant que médiateurs culturels, leur travail permet de transmettre aux générations futures la valeur et le message inhérents à chaque œuvre qu’ils restaurent», a-t-il expliqué.
M. Henri Kalama Akukez a fait savoir que cette démarche vise à prolonger la durée de vie du patrimoine culturel matériel congolais, afin de le transmettre aux générations futures.
«C’est avec un réel plaisir que je prends la parole à l’occasion de cette cérémonie officielle de restitution des 29 objets d’art que nous avons reçus très généreusement de l’Institut des musées nationaux du Congo et que nous avons soigneusement restaurés», a déclaré Henri Kalama Akulez, directeur général de l’ABA.
Il a également souligné l’importance de sensibiliser les jeunes générations à la valeur du patrimoine congolais.
«Mais cette transmission ne peut être possible si la génération actuelle n’établit pas un lien étroit de connaissance et d’affection avec l’ensemble de nos biens culturels, à travers des études approfondies, l’animation culturelle et d’autres activités organisées par un établissement comme l’IMNC».
Un engagement pour la sauvegarde du patrimoine
Par ailleurs, le directeur général de l’Institut national des musées du Congo, Simon Siala Siala, a salué le travail accompli par l’Académie des Beaux-Arts, soulignant son rôle crucial dans la préservation du patrimoine congolais.
«L’Institut des musées nationaux du Congo est un véritable vivier où les scientifiques viennent appliquer leurs connaissances sur notre patrimoine culturel. J’exprime ma profonde gratitude envers l’Académie des Beaux-Arts pour son engagement à redonner vie à ces œuvres. Beaucoup ne s’en rendent pas compte, mais en restaurant ces objets d’art, l’Académie a sauvé des millions de dollars, et cela nous touche profondément».
Cette collaboration, ajoute-t-il, entre l’Académie des Beaux-Arts et l’Institut national des musées du Congo va encore s’intensifier dans divers domaines. Avec le directeur général de l’Académie, nous envisageons des partenariats stratégiques pour protéger et valoriser le patrimoine congolais.
Les œuvres restituées sont principalement des pièces en céramique et des masques en bois. Cette collaboration entre l’Académie des Beaux-Arts et l’IMNC a permis, en 2023, la restauration d’une vingtaine d’œuvres. À l’issue de cette cérémonie, l’Académie a reçu 30 autres œuvres nécessitant une restauration, dont 15 en bois et 15 en céramique.
Un exemple concret de cette formation est illustré par Yves Lunama, ancien étudiant de l’Académie et aujourd’hui agent au Musée national de la RDC. Il a restauré une cruche traditionnelle appelée «Kisu», originaire du Kongo Central, et s’est réjoui de voir son travail redonner vie à cette pièce: «C’est une immense joie de voir cette œuvre retrouver son éclat d’origine».
Le département Conservation-Restauration d’Œuvres d’Art de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa a été créé en 2013 grâce à un partenariat entre la République démocratique du Congo, Wallonie-Bruxelles Internationale et l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre. Cet échange scientifique vise à pallier le manque de professionnels spécialisés dans la sauvegarde du patrimoine culturel en RDC et en Afrique centrale.
TMB