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La GCE dénonce la détention arbitraire de leurs militants à la prison centrale de Mbandaka
La Génération Consciente de l’Equateur (GCE) dénonce la détention arbitraire, depuis le jeudi 18 novembre 2021, de ses militants qui totalisent 70 jours de détention préventive, dans la prison centrale de Mbandaka, sur ordre, accuse la GCE, du Gouverneur de l’Equateur, Dieudonné Boloko Bolumbu.
Dans une lettre signée le 10 janvier, adressée au ministre des Droits humains, la GCE note que ses militants continuent d’être détenus illégalement. Elle appelle à leur relaxation immédiate.
«Alors qu’ils tentaient de manifester pacifiquement, après avoir saisi la Mairie pour demander au chef de l’État de juguler la crise politique qui prévaut dans la Province de l’Equateur, nos amis (Joseph BAYOKO LOKONDO et NDJOLI APONGA); un journaliste qui couvrait la manifestation (Chilassy BOFUMBO) et deux autres manifestants (Camille MOHANGI et Juvenal EALE) ont été brutalement interpellés le 18 novembre 2021. Ils ont été présentés devant le tribunal de paix de Mbandaka en procédure de flagrance dans un procès où le Gouverneur de l’Equateur s’est constitué partie civile».
« Sommes-nous toujours dans un état de droit ou dans un Etat où chaque Gouverneur de Province peut imposer son diktat? », s’interroge la GCE
La Génération Consciente de l’Equateur constate avec regret «la caporalisation de la Justice de l’Equateur … Nous appelons les autorités du Gouvernement central d’y veiller pour que l’Equateur ne devienne pas un État entièrement à part».
La GCE s’inquiète surtout de la restriction de l’espace démocratique dans la Province de l’Equateur.
La Génération Consciente de l’Equateur rappelle que le climat actuel dans la Province, caractérisé par les arrestations des activistes, des journalistes et des députés provinciaux, ne sera pas favorable à la présence du Chef de l’État à Mbandaka au mois de mars, si ce dernier ne prend pas des mesures salvatrices pour le retour de la paix. Tricya MUSANSI