Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
La course à l’échalote… présidentielle
Très tentant d’emprunter à l’antiquité romaine l’expression latine » primo manducare deinde philosophare » (d’abord manger , ensuite philosopher) pour l’appliquer en la paraphrasant au contexte électoral rd congolais . » D’abord annoncer sa candidature à la présidentielle, ensuite réfléchir à tout le reste » c’est-à-dire la vision, l’offre politique, le programme et même les modalités des élections. En somme, c’est le » je suis candidat à la magistrature suprême donc j’existe« . Père du doute méthodique, le philosophe rationaliste René Descartes appréciera. Même outre-tombe.
Le congrès ? Une simple formalité pour entériner ce qui est antérieur à sa tenue. A savoir la vocation -de droit divin- de l’autorité morale, du fondateur et/ou du président national à être l’unique candidat à l’élection présidentielle. Et afin que nul ne doute de l’accomplissement parfait de la prophétie, c’est à l’unanimité que l’on investit le candidat-président. La messe plébiscitaire est dite.
Les militants n’ont le choix qu’entre dire amen ou applaudir à tout rompre. Ou les deux. Le plus souvent les deux. Ainsi naissent les postulants à la plus haute charge ou plus haut privilège de l’Etat.
A mesure que l’on s’approche de l’échéance-couperet, des vocations en mode express iront crescendo. La liste des présidentiables déclarés ira s’allongeant.
Peu importe les défis himalayens qui sont ceux de la RDC. La guerre ? L’étiolement de l’autorité de l’Etat dû au déficit criant du maillage régalien du territoire ? L’appauvrissement des populations? La place de la RDC sur l’échiquier géopolitique africain ? Bref, tous ces grands et vrais sujets attendront. Le principal est d’être candidat à la fonction suprême.
Mutatis mutandis, à l’échelle des chambres législatives et des organes délibérants, le leitmotiv est le même. Faire acte de candidature -kotiya libaya en kinois-, le reste après. D’où l’overdose au niveau des aspirants à l’Hémicycle ainsi qu’aux assemblées provinciales. José NAWEJ