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La CENI annonce un appel à candidatures pour constituer une équipe mixte d’experts
Dans un communiqué rendu public vendredi 5 mai tard dans la soirée, la Centrale électorale attire l’attention de l’opinion publique sur le fait qu’ « aucune organisation internationale ou nationale ne détient le monopole de l’expertise en matière d’audit du fichier électoral et que toutes, sans exception, recourent au service d’experts indépendants « .
La Centrale électorale annonce qu’elle » va faire, dans les tout prochains jours, un appel à candidatures en vue de constituer une équipe mixte composée d’experts nationaux et internationaux pour conduire la mission d’audit externe du fichier électoral, conformément à son calendrier électoral « .
L’équipe dirigée par Denis Kadima insiste sur le fait qu’elle » n’a pas besoin de subir de pression, de quelque nature que ce soit, concernant l’audit externe du fichier électoral, inscrit du reste dans le calendrier électoral« .
Pour la CENI, « l’audit du fichier électoral relève des bonnes pratiques auxquelles elle se soumet de plein gré « , C’est pourquoi cet exercice est prévu dans le calendrier électoral et repris dans le Plan Stratégique et Opérationnel 2022-2026 de la CENI qui, dans son axe 3, consacre le principe de transparence à chaque étape du processus électoral « . Selon toute vraisemblance, aucune disposition de la loi électorale ne l’y oblige.
L’OIF a dit ne pas être en mesure d’assurer l’audit externe du fichier électoral en République Démocratique du Congo, comme souhaité par la CENI.
Dans un courrier à la CENI, le 3 mai courant, l’OIF que dirige la Rwandaise Louise Mushikiwabo, justifie sa décision par le fait que le délai de cinq jours proposé par la Centrale électorale est trop court. Par conséquent, il ne facilitera pas un meilleur accompagnement.
Dans l’opinion cependant, les avis divergent sur l’audit externe du fichier électoral par l’OIF.
Ceux qui sont opposés au travail de l’OIF estiment que la RDC étant en froid avec Kigali, du fait de son agression sous couvert du M23, la CENI ne peut pas céder son fichier électoral à une institution dirigée par une Rwandaise.
Le camp des pro OIF juge non fondée la raison évoquée, étant donné que la RDC reste membre de cette organisation et s’apprête même à organiser, juillet-août, les IXe Jeux de la Francophonie… Didier KEBONGO
