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Journée des Nations unies: l’inclusion effective des personnes vulnérables au cœur de la célébration
Kinshasa a célébré hier mercredi 28 octobre, la Journée des Nations unies, sous le thème: «Ne laisser personne de côté : ensemble pour une RDC inclusive». À cette occasion, le Gouvernement et ses partenaires du Systèmes des Nations unies ont souligné leur engagement en faveur d’une société inclusive, du respect des droits humains et de l’égalité de chances.
Le chef adjoint de la Monusco et coordonnateur résident et humanitaire en RDC, Damien Mama, a souligné la nécessité de placer les populations vulnérables au centre des programmes de développement, de l’action humanitaire et des initiatives de consolidation de la paix. Il est convaincu que l’inclusion est un principe central du développement durable
Selon lui, le principe de ne laisser personne de côté constitue l’un des fondements de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Il implique de garantir à chaque citoyen l’égalité des chances, la dignité humaine et la possibilité de participer pleinement à la vie sociale, économique et politique.
L’édition 2026 était un moment propice pour le système des Nations Unies d’accorder la parole à des groupes dont les expériences, les besoins et les aspirations restent parfois insuffisamment entendus. Il s’agit entre autres des personnes vivant avec handicap, des personnes atteintes d’albinisme, des peuples autochtones pygmées, des femmes et des jeunes.
Pour le coordonnateur humanitaire, ces derniers représentent une part importante de la population congolaise et sont des acteurs essentiels du développement durable. L’objectif, a-t-il poursuivi, est de dépasser une approche dans laquelle ces catégories sont uniquement considérées comme des bénéficiaires de l’aide publique.
Evoquant, la loi sur les personnes vivant avec handicap, le coordonnateur resident a salué le partenariat entre l’organisation internationale et le gouvernement congolais en matière de promotion des droits des personnes vivant avec handicap.
À ce sujet, il a souligné l’accompagnement apporté aux efforts des autorités congolaises pour renforcer l’inclusion, notamment dans le contexte de l’application de la loi du 7 mars 2024 relative à la protection et à la promotion des droits des personnes vivant avec handicap.
"Cette législation prévoit notamment un quota de 3 % en matière de représentation et de recrutement des personnes vivant avec handicap", a-t-il fait remarquer.
Puis, Damien Mama a invité les institutions nationales et leurs partenaires à veiller à ce que les droits reconnus sur le papier soient effectivement respectés et appliqués sur le terrain.
Ensuite, il a salué la présence du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, ainsi que celle du directeur de cabinet de la ministre de la Jeunesse.
Pour lui, l’inclusion ne doit pas être considérée uniquement comme une priorité institutionnelle, mais comme une responsabilité partagée entre le gouvernement, les agences des Nations Unies, les partenaires au développement et l’ensemble de la société.
Pour terminer, Damien Mama a plaidé pour une participation effective des groupes concernés tout au long du processus, depuis la conception des programmes jusqu’à leur exécution.
L’enjeu est de faire en sorte que les initiatives en faveur des droits humains et du développement durable répondent aux besoins réels des populations et contribuent à réduire les inégalités, a conclu le coordonnateur humanitaire.
La cérémonie a réuni des représentants du système des Nations Unies, des membres du gouvernement, des acteurs institutionnels ainsi que des représentants de groupes sociaux dont les préoccupations ne sont pas toujours suffisamment prises en compte dans les politiques publiques.
Mathy MUSAU