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Kwango : Des commerçants déplorent l’érection d’une vingtaine de barrières illégales sur la RN 1 Kenge -Kinshasa
La société civile de Kwango exige la suppression d’environ dix-sept barrières illégales érigées sur le tronçon de la Route nationale 1 compris entre la ville de Kenge (Kwango) et la capitale Kinshasa. Ces barrières causent multiples tracasseries sur ce tronçon routier compris dans cette partie du pays.
Le cadre de concertation de la société civile du Kwango, apprend-on du media en ligne Actualite.cd, en a compté dix-sept. Il s’agit des barrières créées par les services de sécurité dépêchés pour les opérations contre les miliciens Mobondo dans ce coin du pays.
1 000 FC A CHAQUE BARRIERE
Pour la société civile, ces barrières constituent le premier facteur des tracasseries dont sont victimes les usagers empruntant ce tronçon, précise la source. Le vice-président de la société civile, Symphorien Kwengo, cité par la même source, révèle qu’à chaque passage, les voyageurs sont soumis au contrôle, et doivent payer 1000 FC chacun.
Ces barrières sont notamment signalées à la sortie de Kenge, la mission Lonzo, pont Kwango, Kabuba, Mongata, Pont Lufimi, pont Mai-Ndombe, etc. La situation a été présentée au vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabongo Mwadiamvita, lors de son passage à Kenge.
» De Kenge jusqu’à Kinshasa, on compte pratiquement 17 barrières. Nous sommes agressés, bien entendu, mais nous pensons que planter des barrières comme ça, les clients s’arrêtent, ils présentent la carte d’électeur, à côté ils doivent payer 1000 FC. Ça devient une tracasserie, ce n’est plus un problème d’ordre sécuritaire. Nous avons même demandé au VPM de la Défense, où vont ces recettes qui sont générées par ces barrières « , s’est indigné Symphorien Kwengo, vice-président du cadre de concertation de la société civile du Kwango.
BARRIERES LEGALEMENT MAINTENUES
Les barrières légalement maintenues sur la RN 1 ne sont quelques-unes. Il s’agit notamment de celle de la Direction générale des recettes du Kwango à Batshongo, le péage du Fonds national d’entretien routier (Foner) à Mongata., etc.
Cette situation très déplorable date de plusieurs années. Déjà en 2020, des usagers, en l’occurrence des commerçants et des automobilistes se plaignaient de l’érection de ces barrières illégales. Ceux-ci approvisionnent les marchés de la capitale en produits agricoles.
Au finish, ce sont les pauvres consommateurs qui en paient le lourd tribut. En effet, les commerçants qui sont rançonnés jour et nuit dans ces points récupèrent ce qu’ils paient sur les prix de leurs marchandises. Si la situation continue, les marchés kinois risquent de connaître une pénurie des produits agricoles. Il y a, donc, lieu que les autorités veillent à mettre un terme à ces tracasseries.
Kléber KUNGU