Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Kwamouth: le tocsin du Cardinal
Halte à une lecture simpliste des affrontements à Kwamouth. Ce conflit engage plusieurs groupes ethniques dont les Bangala, les tetela, les lubas et les Bambala. Moralité, la réalité est bien plus complexe qu’on ne la présente, conclut le Cardinal Ambongo de retour de Kwamouth.
Venant de la plus haute autorité morale de l’Eglise catholique locale, cette révélation a valeur d’alerte. Sous des dehors d’un conflit Téké-Yaka, il y aurait donc une crise autrement plus grave parce qu’impliquant bien plus que les deux ethnies mises en exergue.
Pour le coup, l’expression « il y a péril en la demeure » ne serait pas empruntée par rapport à Kinshasa. Kwamouth faisant partie de l’hinterland de la capitale rd congolaise, le risque de contagion se nourrit du caractère ethniquement tentaculaire du conflit.
« Gouverner étant prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte » dixit Emile de Girardin, le Gouvernement serait inspiré de prendre l’exacte mesure du danger décrit par l’Archevêque de Kinshasa.
D’abord, en raison du précédent Yumbi encore frais dans les mémoires. Ces affrontements interethniques de 2018 de grande ampleur dans la même province de Mai-Ndombe qui avaient occasionné plusieurs centaines de victimes ainsi que des déplacements massifs de population.
Ensuite, parce que les vieux démons du tribalisme rôdent derechef à travers le pays. Ce fléau identitaire qui fait, hélas, florès à la suite du sentiment du retour prononcé du marqueur tribal dans l’espace public et…officiel à Kinshasa comme dans les provinces. Une espèce de tribalisme à rebours ambiant.
Enfin, à la lisière de 2023, une extension du conflit vers Kinshasa impacterait négativement ou compromettrait carrément le déroulé du processus électoral. Dans un contexte de dialogue sans dialogue entre compétiteurs politiques et de « performances économiques » sans le moindre dividende social, bien malin qui pourrait en deviner les conséquences.
Le Cardinal a donc rempli sa part de contrat comme pasteur en sonnant le tocsin. Irions-nous jusqu’à nous demander, à l’instar d’Ernest Hemingway, pour qui sonnera le glas? Un gouvernement averti en vaut…. José NAWEJ