Dernière minute
Société
Le temps est la clef de tout. Cette expression à valeur de dicton indéniable, la rue nous la sert via le secteur des transports en commun. Il est vrai que le temps est notre ressource la plus précieuse et insaisissable. Comme le soulignait la philosophe Simone Weil, "la contemplation du temps…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les activités socio-économiques ont tourné au ralenti hier mercredi 3 juin 2026 dans la ville de Beni et à Mavivi, à la suite d’un appel à une journée ville morte. Cette mobilisation visait à…
Étranger
Une équipe d’experts médicaux chinois quittera Beijing ce mardi à destination de la République démocratique du Congo pour appuyer les efforts de lutte contre l’épidémie d’Ebola, a annoncé la…
Nation
Contrairement aux deux jours précédents, les Kinois ont été privés de leurs embouteillages traditionnels.
La journée « ville morte », décrétée hier mercredi 03 juin par l’opposition…
Kintambo et Ngaliema : Circulation fluide, PCR absents sur le terrain, écoles fermées, pneus brûlés à Delvaux
La ville morte annoncée hier mercredi 03 juin par l'opposition congolaise réunie autour de la Coalition 64 (C64) à Kinshasa et à travers toute la République a pris forme dans plusieurs communes de la capitale. C'est le cas à Kintambo et à Ngaliema où la circulation a été très timide de la matinée jusqu'à 12h. Pas de police de circulation routière à Delvaux, roulages sur terrain au niveau du croisement OUA-Komoriko, ainsi qu'à la maternité, les quelques élèves visibles renvoyés à la maison par les autorités scolaires, à l'instar du Collège Saint-Georges, du Lycée Bolingani, des écoles fermées (Aurore, Révérend Kim) ; une forte présence policière et militaire ainsi que la Garde républicaine au rond-point Magasins et des pneus brûlés à Delvaux.
La circulation a été très loin d'être comme à l'accoutumée. Les grandes artères, les carrefours ainsi que les grandes avenues de Kintambo : de la maternité au stade Vélodrome, en passant par la grande avenue OUA jusqu'à la place Magasins.
D'un côté, l'on aperçoit des joueurs du jeu de dés, le fameux jeu de dames, de l'autre, des gens qui commentent sur la réussite ou l'échec de la ville morte.
Sur la route, un groupe d'élèves du Collège Saint Georges qui rentre à la maison, à l'image de l'élève de 1ère qui devrait passer son examen d'anglais.
« J'étais venu pour passer mon examen d'anglais. À cause de la ville morte, on nous a dit de rentrer à la maison. Il y a eu juste quelques élèves. Nous allons le récupérer un autre jour. Demain, nous avons examen. C'est important pour notre sécurité », s'est-il confié à nous.
Une autorité de l'école a indiqué que le plus important, c'est la sécurité des enfants. Les examens ratés seront récupérés et ne perturberont en aucun cas le cours normal du calendrier scolaire qui arrive à son terme.
« Nous avons demandé aux quelques élèves qui sont venus de retourner à la maison. Le plus important, c'est leur sécurité, car, à tout moment la situation peut dégénérer. Ils vont récupérer les examens ratés. Le calendrier scolaire ne sera pas perturbé juste pour un seul jour manqué », a fait savoir ce professionnel de la craie du Collège Saint Georges.
Même son de cloche au Lycée Bolingani où il n'y a pas eu cours. La plupart des bleu et blanc de l'école primaire ont déserté le lieu à cause de la ville morte décrétée à Kinshasa.
Les autorités de l'école ont aménagé le lieu en prévision de l'Examen national de fin d'études primaires (Enafep) qui aura lieu respectivement les jeudi 04 et vendredi 05 juin, étant donné que le Lycée Bolingani est choisi comme l'un des centres de passation de cet examen.
GARDE RÉPUBLICAINE, MILITAIRES ET POLICIERS
Selon un habitant de la commune de Ngaliema, en allant à son lieu de travail au petit matin, il n'a pas vu d'élèves en route. À Delvaux, des pneus ont été brûlés, une présence policière, militaire ainsi que de la Garde républicaine (GR) vers Magasin Kintambo a été observée.
« La circulation est timide. Aucun élève en uniforme, très peu de véhicules sur la route. Le rond-point UPN, qui ne dort presque jamais, a du mal à se réveiller : pas de monde, pas d'activité.
Nous prenons finalement un taxi pour nous rendre au bureau avec mon équipe. Arrivés à Delvaux, nous constatons que des pneus ont été brûlés à l'entrée du terrain. À Magasins Kintambo, puis déjà à l'entrée de Mont-Fleury, le déploiement des militaires de la Garde républicaine est très visible.
Au rond-point Magasins Kintambo, policiers et militaires sont présents, mais il y a très peu de monde.
Je précise que toutes les écoles qui longent la route de Matadi, notamment celles situées vers Nguma et qui créent habituellement des embouteillages, sont fermées. Même sur l'avenue Monjiba, les écoles Lucie, Aurore et Révérend Kim sont également fermées.
De Magasins Kintambo à mon bureau, nous avons fait pratiquement huit minutes. Je peux donc vous dire que la ville est très timide. La circulation est très faible », a déclaré cet habitant.
L'opposition radicale a appelé à une ville morte, le mercredi 03 juin à Kinshasa et sur l'ensemble du territoire national pour dire non au projet de révision ou de changement de la Constitution par le régime actuel dont le mandat arrive à terme en 2028.
L'examen du rapport de la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) de l'Assemblée nationale, axé sur la proposition de loi portant sur le référendum initiée par un député national de la majorité parlementaire, a été la goutte d'eau qui a débordé le vase.
Ainsi l'opposition politique institutionnelle et non institutionnelle tient mordicus à barrer la route à la tentative du pouvoir en place en organisant plusieurs manifestations.
Gloire BATOMENE