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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Kinshasa : embouteillages persistants, Daniel Bumba et J.-P. Bemba, insoucieux ?
À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le constat dans le secteur des transports en commun reste amèrement le même ce lundi 02 mars: embouteillages monstres, longues files de marcheurs, foules immenses aux arrêts de bus....
Malgré la multiplication des documents exigés aux automobilistes, les embouteillages demeurent un casse-tête quotidien. La circulation reste chaotique et les bénéfices annoncés peinent à se faire sentir.
Ce matin encore, des milliers de Kinois ont passé des heures coincés dans des files interminables et harassantes. D’autres ont tout simplement fait le pied, contraints de marcher sur de longues distances pour rejoindre leurs lieux de travail, faute de transport fluide. Klaxons, retards, fatigue et stress rythment désormais le quotidien des habitants.
Présentées comme des mesures d’assainissement et de régulation du secteur des transports, les nouvelles exigences administratives apparaissent, pour bien des usagers, comme une charge supplémentaire sans impact visible sur la mobilité urbaine quotidienne. En tout cas dans l'immédiat.
L'économie locale en souffre, le quotidien des Kinois en pâtit et le malaise grossit.
À la tête de la ville, Daniel Bumba fait face, par conséquent , à une pression croissante. Dans une métropole en constante expansion démographique, où les infrastructures routières restent insuffisantes et en mauvais état, les attentes sont immenses et encore et toujours insatisfaites. La population ne réclame pas davantage de formalités, mais de solutions concrètes : routes praticables, transport public efficace et circulation mieux régulée et très fluide.
À Kinshasa, l’impatience est palpable. Et pour de nombreux habitants, le temps des résultats semble désormais urgent.
De l'autre côté, Jean-Pierre Bemba, ministre central des Transports, censé s'impliquer pour donner des réponses urgentes dans ce secteur stratégique avec des innovations, semble plongé dans une insouciance indicible : les Kinois ne savent plus à quel saint se vouer, pardon, à quelles autorités s'adresser. Ils sont appelés simplement à prendre leur mal en patience !
César IPOKA