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Kananga: la journée internationale de la paix célébrée dans la méditation
Dans un contexte mondial marqué par des conflits persistants, la Journée Internationale de la Paix, célébrée le 21 septembre chaque année, revêt un caractère crucial. Cette année, partout, aucune activité commémorative de cette journée n’a été dans le pipeline à Kananga, capitale du Kasaï-Central.
Pour les acteurs locaux, la situation paraît préoccupante. C’est le cas de l’Alliance des Autorités Traditionnelles et Coutumières pour le Grand Congo (AATCGC). L’absence de manifestation pour marquer ce jour dédié à la paix a suscité des inquiétudes auprès de membres de ce regroupement.
Emmanuel Lamba Lemba, président national de l’AATCGC, a exprimé sa préoccupation face à «cette inaction». Dans une interview accordée à la presse hier dimanche, il a souligné l’importance de la paix dans la promotion du développement durable et de la cohésion sociale au sein des communautés.
«La paix est la pierre angulaire de notre société. Sans elle, nos efforts de développement demeurent vains, et les futures générations ne bénéficieront pas de fruits de nos luttes. J’appelle mes confrères chefs coutumiers du Grand Kasaï à redoubler d’efforts pour instaurer et maintenir un climat de paix. Nous avons la responsabilité collective de préserver l’harmonie dans nos communautés», a déclaré Lamba Lemba.
Cette insouciance à célébrer la Journée Internationale de la Paix ne devrait pas être perçue comme un simple oubli, mais plutôt comme un reflet des défis persistants auxquels la région est confrontée, a-t-il ajouté.
Selon lui, les conflits armés, les tensions ethniques et les crises socio-économiques demeurent des menaces directes à la paix et à la sécurité. «Les actions des autorités traditionnelles, qui sont souvent perçues comme des garantes de la paix dans leurs communautés, jouent un rôle crucial dans la consolidation du dialogue intercommunautaire et la résolution pacifique des conflits», rapporte Lamba Lemba.
Par ailleurs, il inscrit son appel dans une démarche proactive visant à encourager une prise de conscience collective sur l’importance de la paix en tant que prérequis au développement.
En l’absence de célébrations visibles, il est impératif, selon lui, que les acteurs locaux reconsidèrent leur engagement envers la paix. L’AATCGC se propose de renforcer ses initiatives de sensibilisation et d’éducation à la paix au sein des communautés, afin que des événements marquant la Journée Internationale de la Paix puissent à nouveau être envisagés dans les années à venir.
Alors que le monde célèbre la paix, Kananga a une opportunité unique de se mobiliser, de réfléchir sur son passé et de poser des actions concrètes pour garantir un avenir pacifique. La responsabilité de bâtir cette paix incombe à chaque citoyen, aux autorités traditionnelles et à toutes les composantes de la société.
Félix MULUMBA KALEMBA