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Journée mondiale de l’information: « Les Africains doivent raconter leurs propres histoires »
L’Afrique doit défendre ses propres valeurs et raconter sa propre histoire, plutôt que d’en laisser le narratif à des puissances extérieures, ont expliqué à Sputnik deux experts des médias, à l’occasion de la Journée mondiale de l’information.
Une voix particulière. Pour accompagner leur développement économique, les Africains doivent commencer à communiquer de manière indépendante, pour rendre compte de leur vision du monde et de leur continent, a déclaré à Sputnik Pansy Tlakula, présidente du régulateur de l’information d’Afrique du Sud, dans le cadre la Journée mondiale de l’information, ce 26 novembre.
« Les Africains doivent raconter leurs propres histoires. Les gens qui écrivent sur l’Afrique depuis l’extérieur du continent n’ont vraiment aucune information sur les véritables histoires africaines, les valeurs défendues et ce qui fait de nous les Africains que nous sommes« , a-t-elle ainsi souligné.
Pour ce faire, il est important que les médias africains soient autochtones, ou détenus majoritairement par des acteurs proches du continent. « L’époque où l’histoire de l’Afrique était racontée par d’autres personnes est révolue« , veut désormais croire la responsable.
Une information diversifiée
Les médias africains gagneraient également à se diversifier, explique pour sa part à Sputnik Daniel Adeyemi, journaliste nigérian spécialisé dans les technologies. Les médias grand public ne peuvent, en effet, pas toujours couvrir l’intégralité des aspects d’un problème, ou fournir une analyse approfondie comme des médias spécialisés.
« Diversifier les sources d’information contribue à donner une idée plus large des problèmes mondiaux. En écoutant plusieurs parties, vous cernez les différents acteurs, les différentes motivations. Cela contribue à donner aux gens une meilleure compréhension des enjeux globaux, cela les responsabilise en vue de prendre des décisions plus éclairées« , souligne le journaliste.
Une émulation entre les différents médias africains peut aussi permettre de confronter les points de vues de divers pays, ce qui est bénéfique dans le cadre de la création d’un monde plus multipolaire, insiste Daniel Adeyemi.
« En partageant l’information au-delà des frontières et en renforçant la concurrence entre les différents pays africains, je crois qu’ils pourraient jouer un rôle meilleur et plus fort dans ce monde multipolaire« , explique-t-il ainsi.
La Journée mondiale de l’information est célébrée chaque année depuis 1994, à l’initiative de l’Académie internationale de l’informatisation. Elle commémore le premier Forum international de l’informatisation, organisé le 26 novembre 1992.