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Jérôme Sekana préconise l'application du Smag et non du Smig dans le secteur agricole
Le secteur agricole, l'un des leviers économiques du développement d'un pays encore sous exploité en RDC, a fait l'objet d'un point de presse, samedi 26 juillet à Kinshasa. Jérôme Sekana, coordonnateur de Toile d'Araignée, réseau des journalistes économiques d'investigation et de promotion citoyenne en RDC, a présenté à la presse le " Plaidoyer pour l'Autosuffisance Alimentaire ". Dans ce recueil, il plaide pour l'instauration du Salaire minimum agricole garanti (SMAG) dans ce secteur en lieu et place du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Le coordonnateur de Toile d'Araignée a, dans sa présentation, indiqué que l'application d'un Smig uniforme est non seulement inadaptée, mais dangereusement contre-productive pour le secteur agricole. " Pour le cas congolais marqué par l'absence de mécanismes de compensation, de subventions ou d'accompagnement. Il est urgent d'instaurer un Smag national spécifique encadré et négocié, si l'on veut éviter un effondrement brutal de nos économies rurales ", a-t-il expliqué.
Prise en charge complète des employées
Pour cet expert en économie, le secteur agricole congolais repose sur un tissu d'entreprises majoritairement installées en zones rurales. Et ces dernières assurent à leurs employés et à leurs ayants droits une prise en charge complète et digne, couvrant la santé, l'éducation, le logement, en plus des rémunérations bien supérieures.
"Lorsque nous additionnons les rémunérations des employés avec toutes les contributions de ces entreprises afin d'assurer le bien-être de leurs employés et celui des populations locales, nous nous rendons compte que la charge est déjà supérieure au Smig", a renseigné l'orateur. Tout en avertissant que sans considération pour les réalités complexes et vitales de ce secteur névralgique, cela relèverait d'un acte de désengagement du Gouvernement aux conséquences socio-économiques dévastatrices.
L'application du Smag, permettra de booster la croissance économique et la création des richesses dans les secteurs de paysannat (agriculture familiale), l'agro-pastorale (plantations) et l'agro-industrielle ou agro-alimentaire (transformation locale). S'ajoutent à cela, l'augmentation sensible de la production nationale, la diversification des sources de financement de l'économie, maitrise de l'inflation et stabilisation du cadre macroéconomique, résilience de l'économie capable d'amortir les chocs endogènes et exogènes liés à la volatilité des prix des minerais etc.
" Supprimé en 2011 lors de la promulgation du nouveau Code de travail, le Smag n'a jamais été appliqué en RDC alors qu'il fait le bonheur des agriculteurs sous d'autres cieux, ce décret mérite d'être réhabilité", a plaidé Jérôme Sekana.
Le réseau, à travers son coordonnateur, a dépeint, dans ce plaidoyer avec des tableaux à l'appui, le comparatif entre Smig et Smag. Il a, par ailleurs, proposé quelques pistes de solution au gouvernement pour une mise sur pied du Smag. Il s'agit notamment, de l'instauration d'un dialogue permanent et efficient entre le gouvernement et les producteurs agricoles locaux, accorder d'abord un moratoire et prendre des mesures transitoires en faveur des entreprises des secteurs susvisés afin de leur permettre d'appliquer un Smig réaliste et adapté aux entreprises exploitant dans les zones rurales.
Grenier agricole de l'Afrique et du monde
Implémenter une nouvelle politique agricole qui prend en charge le paysannat, l'agro-pastoral et l'agro-industriel. Une politique adaptée à la vision du Chef de l'Etat, prendre un décret sur le Smag qui doit contribuer à la création des richesses et donner de la valeur ajoutée aux produits locaux. Le Smag doit fonctionner concomitamment avec le Smig dans le secteur du commerce. " L'expérience de l'application du Smag fonctionne déjà ailleurs avec succès comme au Maroc, en Côte d'Ivoire, en Tunisie, Malaisie alors que ces pays disposent de moins des ressources agricoles que nous ", a fait savoir Jérôme Sekana.
Il a rappelé que toutes les nations du monde ont commencé d'abord par maitriser l'indépendance du ventre avant de créer des richesses diverses en transformant leurs productions localement à l'exemple de la Chine.
" C'est le chemin que doit prendre la RDC pour aller à la rencontre de la vision prônée par le Chef de l'Etat, nous citons la revanche du sol sur le sous-sol ", a précisé Jerôme Sekana, soutenant que la RDC avec ses 120 millions d'hectares de terres arables et irrigables et une main d'œuvre dynamique, pourrait devenir aujourd'hui l'un des greniers agricoles de l'Afrique et du monde.
Fyfy Solange TANGAMU