Dernière minute
Société
La reprise des cours prévue hier lundi 13 avril 2026 n’a pas été effective dans plusieurs établissements scolaires des villes de Beni et Butembo ainsi que dans le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni. Le mot d’ordre de grève lancé par l’intersyndicale des enseignants a été largement suivi…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les contours de l'entrée inaugurale de la République démocratique du Congo sur le marché international des capitaux, couronnée par une levée de fonds à hauteur de 1,25 milliard de dollars étaient…
Étranger
La République Gabonaise a réitéré, mardi, son soutien à la marocanité du Sahara, saluant l’adoption historique de la Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Lors d'une…
Nation
La diplomatie congolaise renforce ses alliances. La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu hier mardi 14 avril,à Kinshasa, James Swan, Représentant…
REGULATION MONETAIRE EN RDC, L'importation de cash en devises étrangères prend fin dès 2027
Les autorités monétaires de la République démocratique du Congo annoncent un tournant majeur dans la gestion des devises étrangères. À partir du 9 avril 2027, les banques commerciales ne seront plus autorisées à importer physiquement du cash en monnaies étrangères sur le territoire national. Désormais, toutes les opérations devront transiter exclusivement par les circuits bancaires ou électroniques.
Cette réforme structurelle a été confirmée par le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, lors d'une conférence de presse consacrée à l'éclairage de plusieurs controverses récentes liées à la circulation de devises et à des saisies effectuées à l'aéroport international de N'Djili.
Selon le gouverneur, la Banque centrale engage une transition profonde du système monétaire : " Aucune banque commerciale ne sera plus autorisée à effectuer l'importation physique des monnaies étrangères à partir du 9 avril 2027 ", a-t-il annoncé.
Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système financier, visant à réduire la circulation physique des devises et à renforcer la traçabilité des flux financiers.
Parallèlement, la Banque centrale du Congo développe une politique de diversification des réserves internationales, notamment à travers un partenariat avec DRC Gold Trading, axé sur l'accumulation et la transformation de l'or artisanal en or monétaire.
" Cette stratégie vise à diversifier les réserves internationales, renforcer la confiance dans la politique monétaire et constituer un matelas contre les chocs liés aux fluctuations des marchés", a expliqué André Wameso.
"LA BCC NE TRAITE PAS AVEC DES INDIVIDUS "
Réagissant aux vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrant d'importantes sommes en devises étrangères, notamment à Kinshasa et à l'aéroport de N'Djili, le gouverneur de la BCC a apporté des précisions sur les mécanismes officiels de décaissement.
Il a rappelé un principe fondamental : " La Banque centrale ne traite pas avec des individus", a-t-il insisté.
Selon lui, les paiements se font principalement par voie bancaire, les comptes du Trésor étant centralisés à la Banque centrale. Toutefois, des dérogations exceptionnelles peuvent être accordées pour certains paiements en espèces.
Dans le cas évoqué, une enquête interne a établi qu'un comptable d'une institution publique avait retiré des fonds en cash dans le cadre d'une dérogation dûment autorisée.
" La Banque centrale a payé le comptable de cette institution, mais celui-ci devait régler un prestataire. Le prestataire est venu récupérer son argent à la sortie de la Banque centrale", a expliqué le gouverneur.
Pour la Banque centrale, le circuit interne s'arrête à ce niveau, les investigations se poursuivant désormais auprès des services compétents afin de vérifier la régularité du paiement final effectué hors de l'institution.
SAISIE DE FONDS A L'AEROPORT DE N'DJILI : UNE MESSAGERIE FINANCIERE EN CAUSE
Concernant la saisie d'importantes sommes en devises à l'aéroport international de N'Djili, le gouverneur a apporté une lecture différente des spéculations circulant sur les réseaux sociaux.
Il s'agissait, selon lui, d'une messagerie financière agréée par la Banque centrale, autorisée à transporter des fonds pour desservir sa clientèle dans certaines zones du pays.
Cependant, un écart a été constaté entre le montant autorisé et la somme effectivement transportée.
" Les documents autorisaient un montant précis, mais la quantité trouvée était supérieure à celle déclarée ", a-t-il précisé.
Face à cette irrégularité, les services de l'État ont procédé à la saisie des fonds, désormais consignés à la Banque centrale, en attendant la suite des enquêtes.
Pour les autorités monétaires, ces deux affaires illustrent la nécessité de renforcer la discipline dans la gestion des devises et de mieux encadrer les circuits de circulation du cash.
Les enquêtes en cours devront déterminer les responsabilités éventuelles et les sanctions à appliquer en cas de violation des procédures.
Dans un contexte marqué par la volonté de moderniser l'économie et de sécuriser les flux financiers, la Banque centrale entend ainsi réaffirmer son autorité et accélérer la transition vers une économie moins dépendante de la circulation physique des devises étrangères.Jérémie ASOKO