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Ituri : MSF mise sur la prévention de masse pour baisser le paludisme à Angumu
Pour faire face à la prévalence du paludisme (malaria), dans la zone de santé d’Angumu, en Ituri, les équipes des Médecins sans frontières (MSF) misent sur deux grandes actions préventives. A savoir, la pulvérisation intra-domiciliaire et la distribution en masse des médicaments antipaludiques. C’est ce que renseigne un document de cette organisation parvenu hier à la rédaction de Forum des As. A l’en croire, au premier semestre 2022, près de 54 mille cas de paludisme ont été pris en charge dans les structures appuyé par elle à Angumu, parmi lesquels 2 mille enfants.
La zone de santé d’Angumu est endémique au paludisme. Ses zones marécageuses et des palmiers à huiles qui se trouvent dans cette région sont à la base de développement des moustiques anophèles, vecteurs du paludisme, rapporte ce document. Selon des études effectuées par MSF en 2021, le taux de prévalence du paludisme dans cette zone de santé varie entre 30 et 40% et constitue la première cause de mortalité. « Dans cette région où l’activité principale est l’agriculture, suivie de la pêche, le paludisme constitue un problème majeur de santé pour les 200 milles habitants, dont près de 80 milles personnes déplacées suite au conflit intercommunautaire en 2018« , souligne MSF.
L’Organisation a décidé d’aller vers la population en utilisant des stratégies préventives dans cette zone où l’accès aux soins est limité en raison notamment de l’éloignement des structures de santé, de l’insuffisance de personnel qualifié et de mauvais état des routes. C’est dans ce cadre qu’au mois de juin dernier, 23 mille foyers ont bénéficié de l’opération de pulvérisation d’insecticide à domicile à grande échelle et 93 mille personnes ont reçu des médicaments antipaludiques. « Début août, près de 13 mille ménages avaient déjà été pulvérisés. En parallèle de la pulvérisation, les équipes de MSF font aussi du porte-à-porte pour distribuer préventivement des médicaments antipaludiques à la communauté, tant locale que déplacée, dans cinq aires de santé ciblées« , poursuit le document.
MSF n’entend pas s’arrêter là. Afin de renforcer encore la protection de la population contre le paludisme, un deuxième cycle de distribution des médicaments antipaludiques et de pulvérisation intra-domiciliaire est prévu au mois de novembre 2022 dans la zone de santé d’Angumu.
Faisant allusion aux statistiques, MSF révèle que « le paludisme demeure le plus grand tueur en République Démocratique du Congo, deuxième pays le plus touché en Afrique après le Nigeria avec près de 20 millions de cas enregistrés chaque année, dont 14 milles décès en 2020« . Dina BUHAKE