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Une usine de compactage s’érige devant l’Institut professionnel de la Gombe !

* Le chef de l’Etat Félix Tshisekedi et le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique doivent s’impliquer pour trouver la solution à ce problème.
L’Institut professionnel de la Gombe (IPG) est en train de voir ses devantures être envahies par des individus qui se croient tout se permettre en RDC, sans inquiétude. Un individu audacieux est en train de construire calmement à quelque trois mètres de la porte d’entrée de cette école, alors que plus loin, en face du camp Kokolo, une clôture en tôles envahit une partie de sa devanture… Pie Nsukula Bavingidi, Frère visiteur provincial et Représentant légal de l’Institut de Congrégation des Frères des écoles chrétiennes dénonce cette situation malheureuse qui compromet l’éducation des enfants congolais. Hier mercredi 28 septembre, il a exprimé toute sa désapprobation devant la clôture en tôles d’où devrait sortir une usine de compactage. Ce, en compagnie de ses enseignants et de ses élèves.
C’est un Pie Nsukula Bavingidi déterminé à sauver le patrimoine des écoles sous sa gestion qui s’est présenté devant les médias pour dénoncer l’envahissement dont font l’objet certains de ses établissements scolaires à Kinshasa. « Depuis un certain temps, nous avons constaté que les devantures de nos concessions sont en train d’être envahies. A Kintambo, à saint Georges c’est rempli de garages. Avec les bruits des engins et des personnes, les enfants n’arrivent pas à étudier. Ici, à Gombe, c’est l’envahissement de nos devantures. Il y a deux ans, un individu a construit à plus ou moins trois mètres de la devanture en bloquant ainsi l’entrée/la sortie du garage « , a-t-il dénoncé. Pas seulement. Le collège de La Salle, est loin d’être le mieux loti des établissements scolaires que gère le Frère visiteur provincial et Représentant légal de l’Institut de Congrégation des Frères des écoles chrétiennes. A côté de cette école, déplore-t-il, il y a des bars et une maison de jeux où les enfants vont jouer après avoir fait l’école buissonnière.
LES SPOLIATEURS NE SONT PAS A LEUR PREMIERE TENTATIVE
Il a écrit à plusieurs reprises aux autorités concernées pour obtenir gain de cause de cette situation déplorable qui dérange les études des élèves. Malheureusement, se plaint-il, toutes ses correspondances sont restées lettre morte.
La réalité est qu’on ne peut pas construire devant la devanture de la concession de quelqu’un sans obtenir son autorisation, surtout lorsqu’il s’agit d’un milieu scolaire. Le Frère Pie Nsukula Bavingidi craint de connaître à l’Institut professionnel de la Gombe la même situation d’envahissement que celle de l’école saint Georges à Kintambo.
La situation actuelle des écoles sous la gestion des Frères des écoles chrétiennes (FEC) a été vécue il y a 19 ans. Comme pour dire que les spoliateurs ou les envahisseurs ne sont pas à leur première tentative.
En effet, en 2003, le ministre des Affaires foncières, Venant Tshipasa, avait signé un arrêté n°026/CAB/MIN/AFF.F-ET/BYM/2003 du 06/NOV/2003 abrogeant les arrêtés n°026/CAB/MIN/AFF.F-ET/BYM/2003 du 26 mai 2003 et n°00113 du 16 mai 1991 créant le lotissement dénommé » Ecole Technique Professionnelle « , dans la commune de la Gombe, ville de Kinshasa.
Face au statu quo dans ce dossier qui étonne et aux nombreux cas similaires, le Frère Pie Nsukula Bavingidi sollicite l’implication personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que celle du ministre de l’EPST, Tony Mwaba.
DANS L’EDUCATION DEPUIS PLUS DE 300 ANS
Dans leur manifestation que le Représentant légal de l’Institut de Congrégation des Frères des écoles chrétiennes a voulu pacifique et silencieuse, les élèves avaient quelques messages adressés aux spoliateurs et envahisseurs des concessions scolaires. « Les apprenants de l’IPG dénoncent la spoliation de leur site scolaire « , » Non, non, non à l’occupation anarchique de notre espace scolaire « , » Nous exigeons le respect de notre milieu scolaire « , » Non, non, nous disons non. Il faut du calme autour de nous « , » Non, non, non. Nous avons besoins d’un environnement sain « , exigent les élèves sur les affiches qu’elles ont brandies silencieusement. Et de crier fort plusieurs fois » On ne veut pas de fondation devant notre école « . Alors que des passants, pour la plupart des jeunes crient leur colère et leur étonnement devant une telle situation.
Pour une cause noble qu’est la formation des enfants, avenir de la RDC, les Frères des écoles chrétiennes sont convaincus que la victoire est de leur côté. Eux qui se sont investis dans l’éducation en RDC depuis plusieurs décennies. En effet, au Congo depuis 113 ans (en1909) et à Kinshasa depuis 112 (en1910), la mission des FEC, c’est l’éducation humaine et chrétienne de la jeunesse depuis la fondation de cette congrégation en France par Jean-Baptiste de La Salle. C’est depuis plus de 300 ans qu’ils s’occupent de l’œuvre éducative. Par conséquent, a souligné le Frère visiteur provincial, ils ont toujours voulu travailler dans un milieu calme et sein à l’abri de tout bruit sonore car le milieu influence beaucoup. Kléber KUNGU