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Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
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Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
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Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Une éclaircie dans la grisaille
Un pied de nez à la sinistrose ambiante ? Qui s’en plaindrait ? C’est même bon pour le moral. Tel est le cas de la levée du couvre-feu. Un archétype de mesure » prête-à- porter » qui aura plus nui à des Congolais somnambules par nécessité que contribué à la lutte contre la covid-1… Car, si en Europe le couvre-feu nocturne se justifiait, sous les tropiques rd congolaises, cette recette était inappropriée.
Plus grave, elle avait même tout de ce remède qui s’avère plus dangereux que le mal qu’il est censé soigner. Abonnés contre leur gré à la débrouillardise, les Kinois sont souvent obligés de jouer le temps additionnel voire les prolongations -le fameux « nzombo le soir »– pour trouver la pitance journalière.
Dans les bas quartiers de la tentaculaire Kinshasa, il n’est pas inhabituel que le repas principal « tombe » aux heures très avancées de la nuit ! Un sacré défi que la précarité proverbiale lance à l’horaire biologique classique. Une réalité existentielle -façon survie- à valeur de contre-expertise concrète pour les cols blancs qui avaient suggéré le couvre-feu.
A contrario, la promiscuité diurne dans des bus bondés, des marchés, lors des meetings politiques…quotidiens faisait toujours florès. Si bien qu’il n’était plus nécessaire de convoquer René Descartes pour percer la rationalité sanitaire du couvre-feu nocturne.
Sans jeter le bébé avec l’eau du bain, on peut tout de même se féliciter de ce que la mesure ait ramené des inconditionnels des boîtes de nuit à la maison. Encore que… Dans la même veine, le couvre-feu a eu pour effet la diminution voire la disparition des nuisances sonores aux heures du sommeil. La ville aux mille facettes qu’est Kinshasa a gagné en salubrité… morale.
Les frères et sœurs en… » crise » apprécieront. Ça, c’est une autre histoire. José NAWEJ