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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Un rythme normal observé hier aux stations-services de Kinshasa
La situation s’est normalisée mardi 5 avril dans plusieurs stations-services de Kinshasa, après l’agitation observée dimanche et lundi derniers, suite à la rareté de carburant.
Au quartier Ndolo, dans la commune de Barumbu, les trois stations desservant ce coin ont régulièrement fonctionné. Les pompistes interrogés ont confirmé qu’il s’est agi bel et bien d’un problème d’approvisionnement qui a perturbé la vente, les journées de dimanche et lundi derniers.
La même sérénité a été observée à la station Total sur l’avenue de la Libération ex-24 Novembre, où la situation s’est également stabilisée. A Sonahydroc, entreprise de l’Etat, l’activité s’est aussi déroulée normalement. Cependant, certaines stations de la capitale n’ont pas toujours offert leurs services à la clientèle depuis lundi.
A Kinshasa où la population est estimée à plus de 10 millions d’habitants, les statistiques attestent que la consommation quotidienne de chaque produit pétrolier est évaluée à plus de 1.000 m3. Et la rumeur qui a circulé lundi dernier, selon laquelle il y avait pénurie, a créé la panique dans les milieux des Kinois, craignant que cela ne puisse encore accentuer la hausse des services et des prix des denrées de première nécessité sur le marché. Déjà dimanche et lundi derniers, le coût de transport avait augmenté de 50%, voire 100% selon les humeurs des conducteurs.
Et, pour calmer cette tempête, le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu avait assuré, le même lundi, que la situation malencontreuse dans les stations-services n’était pas due à un problème de pénurie, mais plutôt à un problème technique au niveau de SEP qui n’a pas pu assurer la distribution comme à l’accoutumée.
Le numéro 1 des Hydrocarbures a fait cette mise au point après un tour d’horizon de plusieurs stations de la ville. Il était lui-même descendu sur le terrain pour s’imprégner de cette situation, tout en promettant à l’opinion que les choses allaient s’améliorer et que la population sera servie en toute quiétude.
Le ministre a été aperçu à la station Total de Lingwala jouxtant la RNTC. Devant un groupe de curieux et conducteurs de véhicules en quête désespérée de carburant, il a indiqué que la pénurie n’était pas à l’ordre du jour et que le gouvernement travaille sur la possibilité de réajuster le prix du carburant suite à la situation de la guerre entre l’Ukraine et la Russie.
Les jours qui viennent s’annoncent durs pour la population congolaise qui verra le prix du litre augmenter de plus de 50% à la pompe. Ce qui va sans doute accentuer la pauvreté des Congolais, qui n’ont plus de pouvoir d’achat. Déjà, les prix des denrées de consommation courante ont fortement grimpé alors que la monnaie locale demeure stable. Une situation très confuse que le gouvernement attribue sans convaincre à la guerre Russie – Ukraine. Rocco NKANGA