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A TRAVERS UN RAPPORT RENDU PUBLIC HIER : MSF tire la sonnette d'alarme sur les violences à l'encontre des civils en Ituri
Dans un rapport, Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d'alarme sur les violences à l'encontre des populations civiles mais aussi des attaques sur les structures de santé en Ituri. Le document se focalise sur les données de 2023 et 2024 récoltées dans les structures appuyer par cette organisation médicale humanitaire. Ces faits ont été révélés au cours d'une conférence depresse tenue hier mardi 25 mars à Kinshasa, par MSF. Au cours de cette rencontre, il a lancé son rapport intitulé "Risquer sa vie pour survivre : l'Ituri, terre de violence et de déplacements".
Dans ce rapport, MSF a recueilli les témoignages de ce que vivent les patients, les accompagnants ainsi que les professionnels de santé dans les structures médicales. L'intitulé évocateur de ce rapport se justifie par les récits poignants racontés par chacune des personnes soignées et aussi interrogées. "Ce résumé traduit des situations de drame humain vécu par les hommes et les femmes mais aussi des enfants qui ne sont malheureusement pas épargnés par les épisodes de conflits. Il faut fuir, fuir à nouveau, il faut construire, reconstruire car chaque fois que la violence vous rattrape, il faut repartir encore de zéro, sur le plan matériel mais surtout et avant tout sur le plan physique et psychologique. Le personnel de santé, les humanitaires risquent leurs vies pour en sauver d'autres. Cela est inacceptable et tout le monde doit se mobiliser pour que cela s'arrête", a déclaré d'une voix grave, le Représentant pays de MSF RDC, Emmanuel Lampaert.
Ce document rappelle les multiples souffrances physiques et psychiques auxquelles les populations de cette partie du territoire sont confrontées. "Les populations sont forcées de se déplacer encore et encore vivent dans des conditions déplorables en dessous de tout standard international et la souffrance psychique aiguë qui rappelle une insouciance quand on observe l'insuffisance dans la mobilisation à tous les niveaux pour mettre fin à ce drame. Face à ce constat, MSF, conformément à ses principes et à ses valeurs, se doit d'alerter en portant la voix de ceux et celles qui parfois n'ont pas de voix ou pas assez de voix. Nous aimerions éviter que l'Ituri ne tombe dans l'oubli en ce moment où l'Est de la RDC traverse une crise profonde", a fait savoir l'orateur.
Le gouvernement appelé à améliorer le niveau d'investissement
Par ailleurs, dans ce rapport, MSF rappelle à l'ensemble des acteurs armés en Ituri sur leurs responsabilités en termes de respect du droit international humanitaire c'est-à-dire épargner les populations civiles, les structures de santé et les activités humanitaires contre toutes formes d'attaque et de violence. "Même dans les zones de conflit il y a des principes et des règles qui s'appliquent, nous attirons l'attention de la communauté dite humanitaire sur l'aggravation davantage sur la situation en Ituri, attirer l'attention des bailleurs de fonds sur les conséquences des coupes budgétaires et les implications pour les plus vulnérables en Ituri", a souligné Emmanuel Lampaert.
Il a aussi lancé un cri d'alarme aux autorités politiques, à la communauté internationale au gouvernement congolais de manière plus spécifique au nom des bénéficiaires à prendre toutes les mesures utiles pour s'assurer que le droit international humanitaire soit respecté pour toutes les parties au conflit. Mais également à améliorer le niveau d'investissement afin de renforcer le système de santé en Ituri qui a été gravement affaibli par des années de violences et de pillages. "Toutes les personnes qui portent à travers leur témoignage cette souffrance, nous devons in fine témoigner notre solidarité et leur assurer que les équipes de MSF restent à leur chevet et à leurs cotés", a rassuré le Représentant pays de MSF RDC.
Selon l'Organisation des Nations Unies, les violences en Ituri ont provoqué le déplacement de 100.000 personnes depuis le début de l'année 2025. Rien qu'en janvier et février, l'Onu a également signalé une intensification des violences envers les civils, avec des attaques ayant provoqué plus de 200 morts et de dizaines de blessés. En février, les équipes médicales MSF ont soigné des enfants âgés de 4 ans et des femmes enceintes blessées par des machettes et des balles, à la suite à des attaques des milices dans le territoire de Djugu.
Fyfy Solange TANGAMU