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Transco va-t-elle renaître grâce aux 200.000 USD du Gouvernement?
Le gouvernement vient de décider l’octroi d’une subvention de 200.000 dollars américains à la société de transports du Congo (Transco) dans l’objectif de remettre en marche 103 bus immobilisés depuis plusieurs années par manque de pièces de rechange. C’est avec un véritable ouf de soulagement que les Kinois ont accueilli cette nouvelle. Les agents de cette société étatique ont aussi jubilé, eux dont certains ont perdu momentanément leur emploi, faute de véhicules.
L’intervention du gouvernement en faveur de Transco arrive à point nommé parce que visiblement cette société allait lentement mais sûrement vers sa faillite. Sur beaucoup d’itinéraires, ses bus n’étaient plus visibles.
Si l’on jette un regard rétrospectif sur l’histoire des transports en commun à Kinshasa, nous retiendrons que les sociétés de l’État ont fini par disparaître, à cause principalement de leur mauvaise gestion. Faute de renouvellement des pièces de rechange, leurs parcs automobiles ont fini peu à peu à diminuer, jusqu’à leur disparition. Nous nous souviendrons de l'OTCZ (Office des transports en commun au Zaïre), de STK (Société des transports kinois), de City Train, Sotraz (Société des transports du Zaïre) et Transzam (Transport zaïro-marocain). Toutes ces sociétés, bien qu’ayant prospéré un moment donné, ont fini par mettre les clés sous paillasson, au grand dam de leurs employés et de la population.
Le gouvernement vient de bien faire en prenant cette décision d’octroyer cette subvention à Transco pour lui éviter une mort certaine à l’instar de ses prédécesseurs. Reste à présent que les autorités de cette entreprise gèrent de manière rigoureuse et transparente ces fonds affectés principalement à l’achat des pièces de rechange.
Du côté du gouvernement, il lui importe d’agir de manière à faciliter la mobilité des bus, notamment par la réhabilitation des routes et éviter les embouteillages qui constituent un véritable casse-tête aujourd’hui.
En outre, l’instruction relative à la gratuité de transport pour les hommes en uniforme doit être clarifiée pour éviter un manque à gagner préjudiciable à cette société. Il y a de plus en plus un grand nombre de faux agents de sécurité et de l'ordre qui prennent place gratuitement dans les bus de transports en commun même des privés, quand bien même ils effectuent des courses qui ne cadrent pas avec leurs activités professionnelles.
Relancer le projet "Esprit de vie"
Par ailleurs, pour répondre à la demande sans cesse croissante de bus dans la capitale dont la population ne fait qu’augmenter, le gouvernement est invité à relancer le projet "Esprit de vie" dont les résultats ont été satisfaisants. Mais, pour des raisons inexpliquées, ledit projet a été suspendu. Les quelques rares bus qui circulent encore aujourd’hui sont de très loin inférieurs aux besoins de la population. Pourtant, étant donné que sur certains tronçons les gros véhicules de Transco ne peuvent y accéder, ce sont les mini-bus d’Esprit de vie qui peuvent les emprunter, facilitant ainsi le déplacement aux piétons obligés de parcourir de longues distances à pieds.
La redynamisation de Transco tout comme la relance du projet "Esprit de vie" ont inévitablement un impact socio-économique indiscutable dans la mesure où ces deux actions vont tant soit peu entraîner la réduction, minime soit-elle, du chômage.
Ces types d’investissements ont l'avantage de bien faire avancer le pays vers des lendemains meilleurs, car la circulation facile des personnes et de leurs biens constitue l’un des facteurs du développement d’un pays.
Aussitôt que le gouvernement aura décaissé effectivement les 200.000 USD au bénéfice de Transco, l’Inspection générale des finances (IGF) ferait mieux de passer par là pour une patrouille financière afin d’éviter les dérapages que nous déplorons généralement dans le chef des mandataires des entreprises publiques de l’État. Gare à la surfacturation!
Muke MUKE