Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Tout ça pour ça !
Le rêve qatari s’est donc mué en cauchemar marocain. Au réveil, les Congolais sortent brusquement de leur bulle pour retrouver le réel. Le même. Cet ordinaire fait de battues quotidiennes pour négocier la survie. Et la résurgence du énième avatar de l’agression masquée du Rwanda qu’est le M23 vient comme pour compléter ce tableau de la sinistrose ambiante.
Pourtant, au pays de toutes les démesures, une débauche de ressources a été investie dans la préparation de la double confrontation Rd Congo -Maroc. Des primes aux joueurs à faire pâlir d’envie et même de colère tous les damnés de la Fonction publique qui attendent désespérément – façon « En attendant Godot » du dramaturge Samuel Beckett- leur » tour » depuis des lustres. De l’argent public pour « gérer » tous les vendeurs d’illusions qui, tels des flatteurs, vivent aux dépens de ceux qui les écoutent ou les croient. Des sommes pour » motiver » des comités opportunistes estampillés « soutien aux Léopards « . L’exhibitionnisme des bonzes du Pouvoir qui étaient prêts à préempter, truster et donc instrumentaliser une éventuelle qualification du Onze national pour Qatar 2020.
A l’arrivée, une retentissante bérézina qui rappelle ce que tout amateur de foot sait déjà. A savoir qu’une sélection nationale n’est pas une simple juxtaposition des joueurs évoluant à l’étranger avec un entraîneur expatrié… hors sol. Résultat, en fait d’opposition de style, on a eu droit à un groupe d’individualités sans cohérence ni cohésion affrontant une équipe du Maroc homogène avec un système de jeu clair.
Le problème, c’est que ce constat est aussi vieux que nos déboires en compétions internationales hormis quelques éclaircies sporadiques. Mais, rien n’est entrepris pour changer ce qui doit être changé. Pour le coup, le foot apparait comme la vitrine qui reflète notre incapacité collective à tirer les leçons du passé lointain comme proche. » La folie, disait Albert Einstein, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent « . José NAWEJ