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Rose Mutombo s’imprègne de la situation des administratifs de son ministère
La ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux a eu, hier mardi 1er juin, une première rencontre avec la délégation syndicale de son ministère, depuis son arrivée à la tête de la Justice. Occasion pour Rose Mutombo de s’imprégner des conditions socio-professionnelles des administratifs de son portefeuille.
Au sortir de cet entretien, le président de la délégation syndicale du secrétariat général à la Justice, David Tatina, n’a pas caché sa joie de rencontrer, pour la toute première fois, la nouvelle patronne de la Justice congolaise. «La délégation syndicale est dans la joie de rencontrer Son Excellence Mme la ministre. Depuis que nous sommes là, c’est la toute première fois que nous venons de la rencontrer. Nous avons parlé avec elle et nous lui avons présenté la situation des agents à régler et celle de ceux qui sont dans les prisons », a-t-il déclaré.
Pour David Tatina, la délégation syndicale attend des réponses concrètes de la part de la ministre Rose Mutombo pour que les fonctionnaires soient apaisés dans tout ce qu’ils sont en train de faire. «Sur le fonctionnement du Secrétariat général à la Justice, nous avons des effectifs pléthoriques qui n’ont ni primes ni salaires. Nous lui avons demandé qu’elle soit regardante et qu’elle paie ces agents pour le bon fonctionnement du service», a-t-il fait savoir.
Au nombre de doléances, David Tatina cite, entre autres la lourdeur dans la gestion des dossiers administratifs; l’absence de délégation syndicale nationale pendant la préparation et l’exécution du budget; la privation de beaucoup d’avantages sociaux conformément à la loi portant statut d’agents de la fonction publique. Ces fonctionnaires ont, par ailleurs, plaidé pour la réhabilitation deux services budgétisés mais qui n’ont jamais eu d’animateurs dont la brigade anti-fraude et celui de la production pénitentiaire qui aide les prisons à s’autofinancer. »
Dans cette deuxième direction, poursuit-il, «il y a des ateliers qui se font pour former les prisonniers. Des prisonniers font plusieurs années. Lorsqu’ils sortent des prisons, ils sont sans formation. C’est cette direction qui devrait former ces prisonniers pour qu’ils soient utiles à la société».
Pour sa part, la ministre d’Etat Rose Mutombo Kiese a invité chacun à son niveau de prendre au sérieux ses responsabilités. Elle permet de faire de son mieux pour résoudre au fur et à mesure certaines questions prioritaires. Pour sa part, le vice-ministre Amato Bayubasire a insisté sur la transparence dans la gestion collective de la chose publique. Rocco NKANGA