Dernière minute
Société
Une de voies principales de Kimbanseke, partant de l'arrêt Pascal, la route Mokali qui part du boulevard Lumumba vers le fin fond de la commune de Kimbanseke, se trouve dans un état de délabrement avancé depuis des années.
Malgré les appels et les cris de détresse de la population de…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le projet du gouvernement congolais "Couloir vert Kivu- Kinshasa", reliant l'Est et l'Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a été évoqué comme une initiative écologique majeure, pour…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
Le député national Gaborian Mboma Kumeza réconforte le pasteur Samba ainsi que le personnel soignant, les malades du Centre de santé.
Plusieurs téléphones des intercesseurs en pleine…
Reconnaissance internationale du génocide : Pour le Pr Ndaywel, c'est une occasion d'aborder la situation dramatique de l'Est
Les travaux de la Table ronde sur l'appropriation du Genocost, la reconnaissance internationale du génocide commis en RDC et de la promotion de la culture de la paix ouverts le lundi 31 mars, se poursuivent à Hilton Hôtel. Ce mercredi 02 avril, les participants vont travailler en panels afin d'approfondir les thématiques retenues pour atteindre les résultats attendus.
La journée d'hier ce mardi était consacrée aux exposés des différents intervenants. Le professeur Isidore Ndaywel qui s'est penché sur les perspectives historiques, a salué l'organisation de cette table ronde pour que " nous puissions aller de l'avant sur cette question très importante qui consiste à prendre à bras- le- corps non seulement sur le plan militaire, diplomatique mais aussi sur le plan de la pensée, cette situation dramatique de l'Est du Congo". Il a recommandé la priorisation entre Genocost et génocide.
Selon lui, le premier problème de la crise est la géographie de la partie Est de la RDC, il y fait beau vivre; la densité de la population et une forte concentration des parcs nationaux. L'autre cause de ces conflits de plus de 30 ans est l'exploitation des minérais stratégique de la RDC en utilisant les Tutsi rwandais. L'historien a renchéri en précisant l'objectif de guerres qui endeuillent l'Est. "Depuis le début de l'histoire de la région des Grands-Lacs, il y a eu un effort de diminuer la population par l'éclatement des guerres. Ces guerres provoquent une mémoire de vengeance ou une reproduction de la violence", a-t-il fait savoir.
Il y a eu donc des violences dues aux anticipations de la mémoire pour détruire la génération future ce qui explique les violences sexuelles, atrocités que le pays connait ainsi que la création d'une espèce de voyeurisme de violence. Il ne suffit pas de tuer quelqu'un mais aussi de le décapiter en filmant des images dramatique pour créer le terrorisme. " Nous avons tous été complices de ces violences en partageant des images atroces. L'attitude citoyenne est de les effacer directement", a accusé le professeur Isidore Ndaywel.
Politiques mémorielles
La professeure Shaje Josett a axé son message sur la conception des politiques mémorielles. L'objectif de cette communication est de prendre les politiques mémorielles pour ce qu'elles sont, avec tous ce qu'elles apportent aussi avec leurs limites.
C'est une communication qui se fonde sur les résultats des chercheurs (es) qui travaillent sur cette question depuis des années, a-t-elle ajouté. " Elles sont une garantie de non répétition, tel que le slogan " Plus jamais seuls!"", a-t-elle relaté. Shaje Josett a soutenu que les politiques mémorielles ne conduisent pas à un changement de convictions, elles doivent cibler un public concret.
En conclusion, elle a fait savoir que les politiques mémorielles sont le premier pilier du processus d'appropriation. Cela signifie intégrer chaque mort dans le quotidien des Congolais.
Une reconnaissance nationale avant tout!
Pour sa part, le professeur Trésor Makunya de l'Université de Goma a abordé le processus de reconnaissance international du génocide congolais. Il a précisé que la reconnaissance peut être juridique, judiciaire, politique et diplomatique. A ce sujet, il faut mener, a-t-il indiqué, des plaidoyers au niveau national, régional et international.
Au niveau national, il faut que le Gouvernement, le Parlement, les cours et Tribunaux ainsi que les institutions d'appui à la démocratie reconnaissent qu'il y a eu génocide en RDC.
Au niveau régional, l'Union africaine avec toutes ces commissions et au niveau international à travers l'Union européenne, les Nations unies, le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l'homme, a mentionné Trésor Makunya.
Pour rappel, les objectifs de cette Table ronde sont notamment de jeter les bases d'une appropriation collective du Genocost et sensibiliser la communauté internationale à la reconnaissance du génocide commis sur le territoire de la République Démocratique du Congo en vue de la promotion d'une culture de la paix; d'échanger sur le narratif du Genocost proposé par le comité scientifique en vue de sa validation ; de mobiliser la communauté nationale sur la nécessité de s'approprier le Genocost ; de mettre en place une stratégie nationale d'appropriation collective du Genocost ; ainsi que d'encourager la conception d'un plaidoyer pour la reconnaissance internationale du génocide sur le territoire de la RDC.
La clôture interviendra le jeudi 03 avril prochain au Centre Culturel international de Kinshasa.
Mathy Musau