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Réagissant hier à la déclaration commune de certains candidats président de la République : La CENI dénonce la récupération politique des défis techniques, opérationnels et logistiques rencontrés
*Quant aux allégations de généralisation des marchés de gré à gré, la Centrale électorale rassure qu’elle recourt systématiquement à des avis de non-objection de la DGCMP pour tout marché.
Dans un communiqué daté du 31 octobre, signé par son rapporteur, Patricia Nseya Mukela et parvenu à Forum des As, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) indique que » les défis techniques, opérationnels et logistiques qu’elle a rencontrés ne doivent pas être récupérés politiquement « .
Pour les plus lucides des Congolais, la déclaration commune de la demi-douzaine des candidats président de la République sur le processus électoral en cours ressemble à de la fuite en avant. Car c’est illusoire de penser qu’on aura des élections parfaites à 1000% si l’on en juge par leur posture vis-à-vis de la CENI.
Les difficultés que rencontre la Centrale électorale sont inhérentes à un processus électoral complexe dans un pays immense comme la RDC. Et ces défis ne doivent pas être expliqués aux prétendants à un bail au Palais de la Nation car ils sont sensés le savoir.
Et puis, la CENI n’a jamais fait mystère de ses difficultés, qui sont du reste connues de candidats président de la République. En dévoilant, le 3 février 2022, sa feuille de route pour le processus électoral en cours, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Denis Kadima, parlant des activités à organiser pour la réussite du processus, avait également évoqué quelques contraintes à surmonter pour la tenue des élections dans le délai constitutionnel. D’après le président de la Ceni, ce sont des contraintes techniques, financières, politico-sécuritaires et d’ordre légal… c’est tout le débat qu’il y a depuis le début du processus électoral. A observer où on en est, on devrait plutôt faire chapeau bas à la CENI, car toutes les étapes majeures du processus électoral ont été tenues.
S’agissant du déficit, selon les opposants, de transparence dans la conduite des opérations, doublées « de l’opacité dans le processus de financement et dans la gestion des finances de la CENI qui se caractérise par la généralisation des marchés de « gré à gré « , la Centrale électorale indique que ses marchés sont régulièrement soumis aux avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP).
On explique qu’un marché est dit de gré à gré lorsqu’il est passé sans appel d’offres après autorisation du service chargé du contrôle des marchés publics. La demande d’autorisation de recours à cette procédure décrit les motifs la justifiant.
C’est entre autres le cas lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une prestation nécessitant l’emploi d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire…
En un mot comme en cent, la CENI rassure l’opinion publique que le processus électoral en cours se poursuit sans désemparer dans le respect des lois, de son calendrier et des bonnes pratiques électorales.
Lire ci-dessous, l’intégralité de la réplique de la Centrale électorale à la déclaration de quelques candidats à l’élection présidentielle du 20 décembre prochain. Didier KEBONGO

