Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
Dans un univers marqué par la guerre et des crises en cascade, l'évangéliste Colin Nzolantima juge opportun de tirer la sonnette d'alarme pour alerter ses compatriotes de la République…
À quelques jours de la rentrée parlementaire : Peu de députés nationaux ont été aperçus dans leurs fiefs
Lentement mais sûrement nous avançons vers la date du 15 septembre, prévue constitutionnellement comme celle de la rentrée parlementaire et consacrée essentiellement au vote du budget de l’Etat pour l’exercice 2025. Autrement appelé loi des finances, le budget national est un élément très capital pour le fonctionnement d’un état. C’est pourquoi, la session de septembre a toujours été de tous les enjeux. Pour permettre aux élus nationaux de réunir toutes les informations nécessaires à ce débat de haut niveau, il leur est accordé des vacances parlementaires au cours desquelles ils devraient sillonner leurs fiefs électoraux pour échanger avec ceux qui ont fait d’eux des députés. Mais sur le terrain, ces élus ont été très peu aperçus par leurs bases.
Pas de grandes rencontres entre députés et électeurs
À Kinshasa, miroir de la politique congolaise, nous n’avons pas enregistré de grandes rencontres de restitution entre les représentants nationaux et leurs électeurs de la Tshangu, Mont-Amba, Funa et Lukunga. Dans les provinces, la situation ne se présente pas autrement. La plupart des élus de l’intérieur habitent Kinshasa. Ils ne se rendent généralement dans leurs circonscriptions électorales que pendant la campagne électorale. Pendant l’intersession, ils préfèrent les villégiatures. Pourtant, c’est pendant cette période que les intéressés devraient restituer à leurs partisans le déroulement des activités à la Chambre basse du parlement.
villegiature occidentale au lieu de vacances parlementaires
Mais c’est regrettable que la plupart de ces élus choisissent cette période cruciale pour aller faire du tourisme dans le vieux continent et se la couler douce. À leur retour de cette villégiature occidentale, au lieu des vacances parlementaires, loin des réalités de leur vie quotidienne, ils vont se présenter au Palais du peuple sans arguments de taille pour apporter leur contribution significative dans les débats. Ce n’est pas étonnant de constater que certains de ceux-là que le peuple envoie pour défendre leur cause, dorment pendant les séances plénières. Lors de la précédente législature, des images qui ont flambé la toile ont circulé à travers le pays et énervé plus d’un Congolais qui les a suivies. Beaucoup de ces députés, ayant perdu la confiance de leurs électeurs, n’ont pas été réélus.
Pour revenir aux actuels représentants du peuple à l’Assemblée nationale qui se comportent en inconscients, leur sort ne sera pas différent, à moins qu’ils se ressaisissent en posant des actes qui les rapprochent de la population. Il s’agit notamment de renforcer les contrôles parlementaires qui aboutiraient à des interpellations qui, à leur tour, seraient sanctionnées par la révocation des auteurs des actes répréhensibles.
changer le fusil d’epaule
En ce moment où les antivaleurs de tous genres liquéfient la société congolaise, les députés redoreraient leur image en faisant la chasse à ceux qui véhiculent ce type de comportement nuisible au progrès du pays.
Un appel est lancé aux députés pour qu’ils changent de fusil d’épaule et jouent réellement leur rôle de défenseurs du peuple au lieu de ne privilégier que leurs propres intérêts, ce qui les éloigne de plus en plus de leurs électeurs. Ceux-ci, on le sait, prennent leur revanche lors de la campagne électorale en plaçant la barre très haut. Il faut que ces honorables sachent que désormais leurs propos, faits et gestes sont passés au peigne fin par les citoyens lambda qui s’estiment floués par des élus qui ne savent pas leur rendre l’ascenseur. À défaut, la sanction risque d’être impitoyable en décembre 2028.
Muke MUKE