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Processus de paix à l'Est de la RDC, Un accord inédit intègre l'AFC/M23 au dispositif de contrôle
Un nouveau pas vient d'être franchi dans le processus de paix dans l'Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement de Kinshasa et la rébellion de l'AFC/M23 ont conclu, hier mercredi 15 avril, à Genève, en Suisse, un Memorandum of Understanding (MOU) marquant une avancée significative dans les négociations en cours.
La signature de ce document entraîne une évolution majeure du dispositif de surveillance du cessez-le-feu. Le mécanisme régional de vérification, connu sous le nom de Expanded Joint Verification Mechanism (EJVM), opérant sous l'égide de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL/ICGLR), devient désormais EJVM.
Cette nouvelle configuration inclut officiellement la participation de l'AFC/M23, dont les officiers seront déployés sur le terrain pour contribuer aux opérations de vérification et de monitoring.
Cette intégration marque un changement stratégique dans la gestion et du suivi du cessez-le-feu, en associant directement les parties au conflit dans les mécanismes de contrôle, avec pour objectif de renforcer la transparence et la confiance mutuelle.
Par ailleurs, l'EJVM poursuit sa collaboration avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), notamment dans les préparatifs en faveur de la paix et la surveillance de zones sensibles.
La ville d'Uvira, où les rebelles de l'AFC/M23 avaient précédemment occupé avant de se retirer, figure parmi les zones sous observation.
Ces avancées interviennent dans le cadre de la reprise des négociations entre les deux parties, amorcée le lundi 14 avril à Genève. Il s'agit du neuvième round de discussions, après plusieurs semaines d'interruption.
La délégation de l'AFC/M23 est conduite par René Abandi, négociateur principal et secrétaire permanent du mouvement rebelle.
Côté gouvernement congolais, les discussions sont menées par Sumbu Sita Mambu, haut représentant du Chef de l'État.
Les États-Unis participent aux pourparlers en tant que facilitateurs, tandis que la Monusco y prend part en qualité d'observateur, selon des sources proches du dossier.
La reprise de ces discussions s'inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis la signature, le 14 octobre 2025, à Doha, au Qatar, d'un mécanisme conjoint entre Kinshasa et l'AFC/M23 visant à assurer le respect du cessez-le-feu.
Le nouvel accord de Genève apparaît ainsi comme une étape déterminante dans la consolidation des acquis diplomatiques et dans la recherche d'une paix durable dans l'Est de la RDC.
Selon les signataires, cette nouvelle architecture permettra d'assurer un meilleur contrôle des engagements pris et de prévenir les violations du cessez-le-feu, contribuant ainsi la consolidation de la paix dans les zones affectées.
César IPOKA/ Pascal NDUYIRI