Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Procès coup d’Etat manqué : Le ministère public demande le rejet des exceptions soulevées par la défense
Il s’est tenu hier mardi 18 juin devant le tribunal militaire de Kinshasa siégeant à la prison de Ndolo, une nouvelle audience dans le procès des personnes inculpées dans la tentative de coup d’Etat, survenue le 19 mai dernier. L’occasion pour le ministère public de répliquer aux exceptions soulevées lors de la précédente audience le 14 juin par la défense. Cette dernière plaidait notamment pour l’incompétence de la juridiction militaire, la nullité des procès-verbaux ou encore la mise en liberté provisoire de certains prévenus.
Se fondant sur le code judiciaire militaire, l’organe de la loi a réfuté ces arguments un à un, estimant que le tribunal était bien compétent au regard des chefs d’inculpation retenus dont le terrorisme, l’attentat, la détention illégale d’armes et munitions de guerre. D’après le ministère public, les procédures avaient été menées de façon régulière.
Particulièrement notable est le cas de l’accusé américain Zalman-Polun, que la défense estimait ne pas avoir eu de traduction adéquate. Le ministère public a riposté en affirmant que,ce dernier avait comparu en anglais, avec une traduction en français, fournie par un Officier de police judiciaire. Aux dires de Marcel Malanga, il a rappelé qu’il était poursuivi pour détention illégale d’armes en vertu de l’article 203 du code pénal militaire.
Le cas de Jean-Jacques Wondo
La défense avait plaidé en faveur de la mise en liberté provisoire des prévenus, dont Jean-Jacques Wondo. Pour sa part, le ministère public a répliqué que Wondo était poursuivi pour financement du terrorisme et attentat. Aussi qu’il était affilié à un mouvement armé en tant que fournisseur des moyens. Par conséquent, le ministère public a demandé le rejet de cette demande de liberté provisoire.
Un point supplémentaire a été soulevé. La réquisition à un médecin pour les prévenus se disant malades et torturés ne peut être faite dans un mémoire unique, a estimé le ministère public, préconisant plutôt le dépôt d’une requête individuelle.
À l’issue des plaidoiries, le tribunal a mis sa décision en délibéré. Il rendra son jugement avant-dire droit le 25 juin prochain sur la recevabilité des exceptions et la poursuite du procès. Celui-ci vise à établir les responsabilités dans cette tentative ratée de coup de force militaire.
Christian-Timothée MAMPUYA