Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
Le débat sur un éventuel dialogue politique inclusif dans le pays se durcit. Denis Mukwege refuse qu’une quête de paix se transforme en mécanisme d’effacement des responsabilités liées aux…
Première édition de la semaine Justice et Paix : Le dialogue national demeure une nécessité, estime Mgr Donatien Nshole
La tenue du dialogue national inclusif est plus qu'une nécessité aujourd'hui. Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Mgr Donatien Nshole l'a clairement indiqué en début de semaine à l´occasion de l´ouverture de la première édition de la semaine Justice et Paix.
Selon le prélat catholique, "il n´y a pas deux solutions, il faudra que les Congolais se mettent ensemble, non pas pour se partager le pouvoir mais pour réfléchir sur la direction que doit prendre le pays pour qu'il n´y ait plus des conflits armés".
Sa position est justifiée par le fait que, malgré les initiatives politiques en cours, la situation sur le terrain peine à s'améliorer, avec la poursuite des tueries massives dans l´Est de la RDC. C´est pourquoi, la Cenco presse pour la mise en oeuvre de la feuille de route pour une sortie des conflits qui ensanglantent la partie Est de la RDC depuis plus de trois décennies.
SAISIR L'OPPORTUNITE DES CONFESSIONS RELIGIEUSES
À ce propos, Mgr Donatien Nshole s'est voulu explicite face aux médias: "Vous avez suivi le dernier communiqué de la Cenco suite aux tueries en Ituri et au Nord-Kivu où une centaine de compatriotes ont été tués. C´est à répétition comme ça et malgré tous les efforts qui sont en train d'être fournis ici et là, à Washington et à Doha. Mais, sur le terrain, les gens continuent à mourir !" " Nous continuons à dire qu´il n´y a pas deux solutions. Il faudra que les Congolais se mettent ensemble. Non pas pour se partager le pouvoir mais pour réfléchir ensemble sur la direction que doit prendre le pays pour qu'il n´y ait plus des conflits armés. Pour que la gouvernance soit faite dans le respect de l´ordre constitutionnel, de manière à rassurer les uns et les autres. Qu´il n´y ait plus beaucoup de frustrations qui amèneraient à prendre les armes".
Pour le prélat catholique, la classe socio-politique congolaise doit saisir l´offre faite par les confessions religieuses. Une fois que le pacte sera signé à l´issue du processus, cela servira de feuille de route de la gouvernance au pays.
" C´est une offre que les confessions religieuses font à la nation.... Le défi est d'abord d´apaiser le climat, de donner la parole aux experts. Que les experts soient écoutés sur la gouvernance du pays ", a renchéri le Secrétaire général de l'épiscopat catholique en RDC.
PRIVILEGIER
LE CONSENSUS
" Le défi c´est aussi le fait que les politiques qui vont se servir des recommandations des experts, des scientifiques … puissent avoir le courage de les couler en feuille de route de la gouvernance du pays. Le pacte que nous proposons aura comme grand résultat que le consensus qu'on aura donc trouvé sera un cadre de gouvernance. Un cadre stratégique qui permettra à chaque famille politique d'élaborer son plan stratégique et ses plans opérationnels. Je crois que ce sera une grande contribution de la société civile à la bonne marche du pays".
Préoccupées par la gravité persistante du cycle récurrent des conflits armés qui ont ravagé la RDC au cours de trente dernières années , causant la perte tragique de millions de vies congolaises, et souvent alimentées par l´ingérence de certains pays voisins , la Cenco et l´ECC , la Plateforme des confessions religieuses au Congo, ainsi que la Coalition interconfessionnelle pour la nation (CIN) ont dévoilé une feuille de route pour la tenue d'un dialogue national inclusif.
Quel que soit le contexte, les Congolais doivent se mettre en tête que, seuls eux-mêmes doivent conjuguer des efforts et poser des actes républicains pour faire sortir leur pays de l´ornière dans laquelle il se trouve englué. L´union fait la force, dit-on. C´est en suscitant la cohésion nationale autour des idéaux de développement que les Congolais finiront par bâtir un pays plus beau qu'avant, comme c´est bien dit dans l´hymne national " Le Debout Congolais ".
Muke MUKE