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Pour pérenniser le pouvoir UDPS/Tshisekedi, Sénat : Idrissa Mangala se porte candidat au perchoir
Élu du Maniema, l’ancien Gouverneur ad intérim Afani Idrissa Mangala entend bien se lancer dans la course au perchoir du Sénat pour le compte de l’UDPS. Le parti présidentiel est la formation majoritaire avec 40 sénateurs. Idrissa Mangala dit s’engager dans la vision politique du Président de la République sous le leadership du Secrétaire Général et Coordonnateur de la Majorité Parlementaire, Augustin Kabuya, qui a sollicité la manifestation des ambitions auprès des membres, singulièrement les élus des élus, sans laisser un seul poste.
Ce potentiel candidat de l’UDPS/Tshisekedi à la présidence du Sénat a le profil de l’emploi. Idrissa Mangala fait valoir que les trois années passées comme chef de l’exécutif provincial du Maniema lui confèrent une assez bonne expérience pour diriger le Perchoir de la Chambre haute. »Et, par la grâce de Dieu, j’ai été élu Sénateur et je fais partie de la Commission chargée de l’élaboration du règlement d’ordre intérieur. »
Afani Idrissa Mangala s’est dit : « Il faut d’abord compétir au niveau de la présidence du sénat, parce que j’ai des qualités. Comme un jeune turc du parti, je viens de gérer la province du Maniema pendant 3 ans. Et, c’est ça l’expérience. C’est comme si je viens de gérer tout un pays. Car, la province du Maniema est plus vaste que le Rwanda, le Burundi, la Belgique et la France. Je viens de maîtriser cette province. Pourquoi il serait difficile de maîtriser une chambre haute comme le Sénat », s’est-il exprimé.
Il estime qu’après avoir cédé par élégance la tête de l’Assemblée nationale, malgré le leadership de l’UDPS au sein de l’Union sacrée, l’ancien Gouverneur de la province du Maniema se propose d’être le candidat révolutionnaire et conservateur du pouvoir de l’UDPS/Tshisekedi. Il a déposé sa candidature au parti pour le Perchoir du Sénat, un poste hautement stratégique du pouvoir, censé revenir de droit au parti présidentiel, majoritaire au sein de l’Union sacrée dans les deux chambres du Parlement.
» Je suis le révolutionnaire, patriote et le candidat conservateur du pouvoir (…). Je me vois dans l’obligation de conserver le pouvoir de l’UDPS. C’est pourquoi je vais compétir au niveau de la présidence du Sénat, d’abord au sein de mon parti, puis au niveau de l’Union sacrée », a-t-il dit à haute et intelligible voix.
Elégance envers les partenaires
Idrissa Mangala ne s’arrête pas là, et déclare : « Le rôle que joue le Sénat est primordial et mon parti est sorti premier. Le Secrétaire Général qui, à travers son leadership, représente ce parti, sous l’autorité de référence de l’Union pour la démocratie et le progrès social, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a fait en sorte que nous ayons la majorité dans les deux chambres à l’Assemblée nationale et au Sénat. Mais, la politique a fait en sorte que nous soyons élégants avec nos partenaires, parce que nous n’avons pas fait élire le Président seuls. Nous avons été en compétition pendant les élections, il y a ceux qui nous ont accompagnés jusqu’à ce que le Président ait été brillamment élu sur l’ensemble du pays. Nous avons des partenaires au sein de l’Union sacrée dont le Président de la République est lui-même haute autorité. Nous ne pouvons pas aller au-delà de sa politique. Comme disciple d’Etienne Tshisekedi, nous avons respecté et nous avons cédé la chambre basse à un des partenaires politiques« , dit-il, concluant qu’il est » le candidat conservateur du pouvoir de l’UDPS au sénat.«
En attendant la décision finale du parti qui a demandé aux sénateurs de déposer leurs ambitions au terme d’une réunion stratégique conduite par le SG Augustin Kabuya, Afani Idrissa soutient haut et fort que cette candidature entre dans le cadre de la conservation du pouvoir chèrement acquis de l’UDPS/Tshisekedi.
Les partenaires de l’UDPS/Tshisekedi dans le Grand Katanga apprécieront, eux à qui Fatshi aurait donné son accord de principe pour que l’ancien Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, occupe ce poste au nom de l’équilibre des institutions. Le chef de l’Etat l’aurait fait devant témoin, lors son récent séjour à Lubumbashi, pour lancer les trains du Service National. Maniema contre le Grand Katanga, vivement l’arbitrage de Fatshi, l’Autorité politique de référence de l’Union sacrée.
Didier KEBONGO