Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
Dans un univers marqué par la guerre et des crises en cascade, l'évangéliste Colin Nzolantima juge opportun de tirer la sonnette d'alarme pour alerter ses compatriotes de la République…
Pascal Mulegwa promet collégialité, fermeté et défense de la presse
Pascal Mulegwa, journaliste à Radio France Internationale (RFI), a été élu président de l’Association des Correspondants de la Presse Internationale (ACPI-RDC), à l’issue de la deuxième Assemblée générale élective de l’organisation, tenue samedi à Kinshasa. L’assemblée, réunie sous le thème «Pour un journalisme de qualité, pour une presse plus aguerrie», l’événement a été ponctué par la présentation des rapports d’activités du comité sortant, puis par l’installation d’un nouveau comité pour un mandat de 5 ans.
Le nouveau président sera épaulé par Emery Makumeno, correspondant de la BBC, comme coordonnateur adjoint, Chinois Mbeleshi Msoshi (BBC) au poste de secrétaire général, Marthe Bosuandole (Agence France-Presse) en tant que trésorière, et Saleh Mwana Milongo (Deutsche Welle) en qualité de premier conseiller. Le scrutin a été organisé par Bienvenu-Marie Bakumanya, directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP) et ancien coordonnateur adjoint de l’association, sous la supervision de Jean-Marie Kassamba, président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC/Kinshasa).
Dans une interview accordée à «Forum des As», Pascal Mulegwa a tenu à rappeler le contexte de son arrivée à la tête de la corporation.
«Il convient d’abord de rappeler que j’assure l’intérim à la tête de la corporation depuis près de deux ans, à la suite de la nomination du vice-président Bienvenu Bakumanya à la direction de l’Agence congolaise de presse et du départ à la retraite du président Kamanda Wa Kamanda, aujourd’hui président de l’UNPC. Ce mandat m’a conféré l’ensemble des prérogatives nécessaires pour agir, représenter la corporation et repenser son fonctionnement, avec pour objectif principal de garantir qu’aucun journaliste de la presse étrangère ne soit victime d’abus ou d’atteintes à ses droits».
Fort de cette expérience, le président nouvellement élu a présenté sa vision pour les cinq prochaines années, axée sur la collégialité, la fermeté, le rayonnement, la défense et les réformes.
«Au cours des cinq prochaines années, mon action sera guidée par cinq principes fondamentaux : la collégialité, la fermeté, le rayonnement, la défense et les réformes. Certaines spécificités propres à notre environnement juridique et professionnel seront abordées avec les autorités compétentes, dans l’intérêt exclusif de nos membres sans empiéter sur les prérogatives dévolus à l’Etat et ses institutions», a-t-il souligné, indiquant que son mandat visera autant la protection des journalistes que la professionnalisation et le rayonnement de la corporation.
Dialogue permanent avec les autorités
Pour Pascal Mulegwa, la défense de la liberté de la presse ne peut se concevoir sans un dialogue constant avec les autorités.
«Nous entretenons un dialogue permanent avec les autorités, notamment l’organe de régulation, le ministère de la Communication et Médias, les services de sécurité ainsi que les autorités judiciaires. Cette concertation continue vise à garantir que, en toutes circonstances, l’exercice de notre métier soit compris, respecté et protégé», a-t-il expliqué,
En outre, il a martelé sur l’importance de conjuguer fermeté et coopération pour assurer un environnement sûr et transparent aux correspondants internationaux.
Des mesures concrètes pour les journalistes expatriés
Parmi les premières mesures annoncées, le président a insisté sur la nécessité de clarifier les formalités administratives auxquelles sont soumis les journalistes expatriés.
«Avant la fin du premier trimestre, nous entendons clarifier définitivement les formalités administratives auxquelles sont soumis nos membres expatriés. Aujourd’hui, ceux-ci se voient difficilement accorder des visas de courtoisie, tantôt contraints d’obtenir des visas de travail, le tout précédé d’une accréditation onéreuse. Nous veillerons également à ce que notre corporation soit pleinement reconnue et prise en compte par toutes les institutions, aussi bien dans le secteur des médias que dans celui de la société civile», a-t-il précisé.
Pour Pascal Mulegwa, l’engagement de l’ACPI-RDC dépasse la simple représentation des journalistes internationaux/ : «Notre engagement demeure clair : nous sommes, avant tout, des défenseurs résolus de la liberté de la presse». Ces mots traduisent une volonté affirmée de faire de l’association un acteur incontournable pour la protection, la reconnaissance et le soutien des correspondants étrangers travaillant en RDC.
Christian-Timothée MAMPUYA