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Pari gagné par le Maroc et la section marocaine de l’UPF
Chapeau bas au Maroc, à la section marocaine de l’UPF et au Comité de l’Union internationale de la presse francophone ainsi qu’au Groupe OCP.
Les 49èmes assises internationales de la presse francophone, tenues du 25 au 27 juillet 2022 à l’Université Mohammed VI Polytechnique à Benguerir, au Maroc ont été une réussite. Du choix du thème qui a porté sur le leadership féminin dans les médias et de l’accueil chaleureux réservé aux différentes délégations venant d’une trentaine de pays, le Royaume chérifien a tenu son pari.
Après avoir apporté un éclairage sur le sujet en procédant à un rapide tour d’horizon des réalités dans différents pays, ils ont mis en évidence la féminisation de la profession. Lors de cette rencontre, les participants et surtout les intervenantes se sont appesantis sur la problématique fondamentale du leadership des femmes à travers un tour d’horizon des réalités dans les médias des divers pays. Ils reconnaissent qu’actuellement, les femmes cheffes au top management des médias se comptent au bout des doigts. Les stéréotypes, les stigmatisations et les discriminations sont, eux aussi présents. Elles ont mis en évidence la féminisation de la profession et la sous valorisation de l’expertise des femmes dans les productions médiatiques, mais aussi de ce qui se fait pour une plus grande visibilité et une représentation équitable des femmes dans les médias.
Dans certains pays, intégrer un monde d’homme n’est pas facile. Ainsi la femme journaliste doit produire trois fois plus d’efforts que son confrère pour se faire une place dans la hiérarchie. Pour une femme, être journaliste, être manager de média est loin d’être simple en Afrique. Elle s’inscrit globalement dans une société comprenant des inégalités entre les hommes et les femmes.
Le thème des assises de Benguerir a captivé les participants qui ont réagi après chacune des interventions. Une participante a estimé que « le terme leadership présuppose déjà une hiérarchie et suppose une hiérarchie masculine. Pour elle, le terme émancipation conviendrait mieux car donne aux filles la possibilité d’accéder au savoir comme les garçons dès leur jeune âge. Seule le savoir, et la compétence autorisent à avoir plus de pouvoir et à dépasser les discriminations par le sexe, la tradition, la religion. Et, jusqu’à maintenant, l’égalité dans le savoir demeure l’école« .
Certains ont fait remarquer que la parité ne devrait pas rester au stade d’un vœu pieu, car quand on veut on peut, quand on peut on doit.
D’ici ou d’ailleurs, les femmes sont conscientes qu’elles devront prendre leur destin, en main comme il appartient de réaliser qu’il est temps de prendre la parole pour compter parmi ceux qui décident ou ceux qui influencent.
Le Groupe OCP, le partenaire principal des assises inscrit dans sa stratégie de développement la promotion du leadership des femmes aussi bien au niveau interne qu’externe par un soutien à de nombreuses initiatives marquantes en Afrique.
Les assises de Bengeurir ont regroupé plus de 200 journalistes, éditeurs, dirigeants des médias, des experts et des femmes actives de la société civiles ainsi que des femmes de renom à l’instar de Christiane Toubira qui a donné du tonus à travers ses interventions aux débats.
Dina BUHAKE De retour du Maroc