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Parc des Virunga: les populations satisfaites de l’érection de la clôture
Les conflits hommes-animaux sauvages sont de plus en plus fréquents. Suite à la démographie humaine montante, les hommes qui vivaient autrefois séparés des animaux sont désormais contraints de partager territoire et ressource. C’est dans cette perspective qu’une clôture est érigée depuis environ six mois à la limite du parc national des Virunga avec les communautés riveraines à Kasindi dans la province du Nord-Kivu.
Cette clôture s’étend sur environ 50 km de la route nationale numéro 4, sur l’axe Beni-Kasindi. Elle empêche ainsi les incursions des rebelles des ADF en provenance du parc, selon la société civile de la cité frontalière de Kasindi-Lubiriha.
Elle favorise aussi une bonne production agricole autour de l’aire protégée, en empêchant la traversée des pachydermes du parc vers les champs de la communauté riveraine.
En effet, des agriculteurs économiquement vulnérables peuvent perdre leurs récoltes en une seule nuit si un troupeau d’éléphants traverse leur maigre plantation.
«Aujourd’hui, là où la population pratique l’agriculture, les cultures croissent normalement sans être dévastées par des animaux en provenance du parc», témoigne un habitant.
Du côté de l’Instiut Congolais pour la conservation de la nature (ICCN) national des Virunga, l’organe en charge du patrimoine naturel et culture a salué cette initiative.
«Notre satisfaction est grande. Il y a la végétation qui revient dans la partie jadis envahie à Lubiriha. Et depuis quelques jours, nous voyons le retour des troupeaux d’éléphants dans cette zone ; preuve qu’ils s’y sentent en sécurité. Cette situation renforce la paix sociale et la bonne cohabitation entre le parc et les populations riveraines», explique l’un des responsables.
La société civile recommande toutefois à l’ICCN de renforcer les mécanismes de sensibilisations de la communauté au danger d’électrocution sur cette clôture.
Fyfy Solange TANGAMU