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OGEFREM : des syndicalistes dénoncent la mauvaise gestion de l’Office
L’immixtion supposée de la tutelle dans la gestion quotidienne de l’OGEFREM et le changement intempestif de ses dirigeants préoccupe le banc syndical. Celui-ci indique que l’office en est à cinq intérimaires en l’espace de onze mois, soit de juillet 2021 à juin 2022. Et ce, depuis l’avènement de l’actuel ministre des Transports.
Dans sa correspondance datée du 20 juillet courant, l’intersyndicale nationale de l’OGEFREM dénonce cette ingérence de la tutelle dans la gestion de l’Office «au mépris des textes réglementaires qui le régissent», fait-elle remarquer.
Des sources renseignent que le 19 juillet, la délégation syndicale provinciale de l’OGEFREM/ Kongo Central avait écrit au ministre Okende pour dénoncer cette immixtion de la tutelle. Les syndicalistes réagissaient à la lettre de la tutelle du 16 juillet courant dans laquelle la hiérarchie instruisait l’actuel DG a.i, Phillipe Kiyimpu, «de faire la continuité dans la gestion courante de l’OGEFREM conformément à l’alinéa 1er de l’article 19 du décret fixant les statuts de l’OGEFREM». Autrement dit, de rapporter sa décision suspendant les mises en place illégales et irrégulières faites par son prédécesseur, Lem’s Kamwanya.
«Après sa lecture objective, Monsieur le ministre, nous relevons que le DG ai, nommé par vos soins, n’a fait qu’exécuter ledit article, parce qu’ayant constaté des tricheries dans ces engagements et promotions, notamment ceux du 24 juin 2022, avec des dates falsifiées, qui ont été faits en violation dudit article, puisque antérieurs à la lettre du Président du Conseil d’Administration de l’OGEFREM référencée PCA/N°0091/JKJM/2022 du 04 juillet 2022, soit dix jours avant ladite lettre, c’est-à-dire que le DG ai sortant, Justin Kamwanya Kalemuna Lem’s, avait anticipé en amont une décision qui devrait être débattue au Conseil d’Administration», écrit le banc syndical. «Nous espérons que votre Excellence ne tente pas de couvrir une tricherie du DG ai sortant rétrogradé DGA ai : un acte immoral, dont votre Excellence, comme le dit votre titre, ne serait pas l’auteur ni n’en prendrait part», écrit la délégation syndicale provinciale OGEFREM/Kongo Central.
Celle-ci ne s’arrête pas là et fait remarquer que «la lettre du DG ai entrant est une lettre suspendant les mouvements du personnel et non les annulant; contrairement à Lem’s Kamwanya qui avait annulé celles signées par son prédécesseur, et pour laquelle votre Excellence n’avait manifesté aucune réaction.
Devant ce manque d’objectivité, nous nous posons la question de savoir où était votre Excellence ? Et nous sommes tentés de croire qu’il se pose un réel problème de crise d’identité, car la même autorité réagit de la manière différente devant deux circonstances identiques, alors même que le DG ai, injustement suspendu, avait respecté les textes et la procédure», rappelle-t-elle.
Les observateurs ne comprennent pas pourquoi la tutelle a maintenu Lem’s Kamwanya dans le nouveau comité de gestion qu’il a mis en place, contrairement aux instructions que lui a transmises le Chef de l’État en écartant Yama Yama, un Directeur ayant une ancienneté de plus de 30 ans.
Des sources au sein de l’OGEFREM font savoir que les deux mois de gestion du DG ai Lem’s Kamwanya n’ont pas été marqués du sceau de l’orthodoxie financière.
Les mêmes sources syndicales évoquent également les actes de mauvaise gouvernance ci-après : engagement non justifié d’une trentaine d’agents jusqu’à l’extérieur du pays, achat irréfléchi des matériels informatiques surfacturés, l’organisation concomitante de plusieurs formations non planifiées et non budgétisées juste pour s’offrir le prétexte de décaisser beaucoup d’argent à distribuer çà et là pour se maintenir à la tête de l’OGEFREM, l’imposition d’une mise en place partielle juste pour positionner une coterie tribale et une bande de copains et copines, sans respect du plan de carrière des agents… Sans oublier de fortes sommes dépensées inutilement d’ans une campagne de communication pour tenter d’influencer la décision du Conseil des ministres en faveur de son maintien au fauteuil de DG ai.
Pour empêcher la liquidation de leur entreprise, les syndicalistes invitent les cadres et agents de l’OGEFREM à se mobiliser comme un seul homme pour barrer la route à tous ceux qui veulent la disparition de leur cher office, après qu’eux se soient servis par des promotions prématurées, tribales, amicales et autres avantages financiers anormaux et exorbitants, non encore contrôlés par des audits financiers et des carrières du personnel. Dossier à suivre. Correspondance Particulière