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«Nous devons écrire nous-mêmes le narratif africain»
Avec l’émergence des BRICS, l’Afrique peut profiter de cette situation pour s’affirmer dans le domaine des médias. Au micro de Sputnik Afrique, le président de l’Union africaine de radiodiffusion, met en avant le rôle joué par les médias africains dans la montée en puissance du continent.
«Depuis huit ans, j’ai parcouru l’ensemble du continent africain et j’ai vu des hommes et des femmes qui travaillent, des hommes et des femmes qui se battent pour développer leur continent, des hommes et des femmes qui ont une très haute idée de leur continent. Si vous regardez ailleurs, même sur le champ politique, vous allez voir qu’il y a une sorte de mouvance. Les gens se réveillent. Les gens prennent conscience d’un certain nombre de choses. Nous n’avons pas eu besoin de qui que ce soit pour le faire», déclare Grégoire Ndjaka, président de l’Union africaine de radiodiffusion.
«Le développement de l’Afrique, cette prise de conscience de l’Afrique fait la part belle aux médias. Les médias doivent continuer à jouer leur rôle. Ils jouent un rôle fondamental. Certains diront un rôle d’éclaireur, un rôle même de censeur. Parce que, il y a quelque temps encore, on nous disait que nous étions le quatrième pouvoir. Il faudrait que nous continuons à être les vigiles de la société et que nous puissions dire oui quand c’est bon et non quand c’est mauvais», ajoute-t-il.
«Aujourd’hui, l’impératif qui s’impose à nous, c’est celui d’écrire nous-mêmes notre histoire. Nous devons écrire nous-mêmes le narratif africain, parce que personne ne peut l’écrire mieux que nous. Et ceux qui estiment être les amis de l’Afrique, les amis des médias africains doivent rentrer dans ce processus, aider les Africains à écrire leur propre narratif», lance M.Ndjaka.