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New York : Thérèse Kayikwamba Wagner mobilise le Conseil de sécurité
À l’ombre des gratte-ciel new-yorkais, la voix de la République démocratique du Congo s’est élevée, le 15 avril, au cœur même de la diplomatie mondiale. En marge de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la région des Grands Lacs, la Ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a conduit une série d’entretiens de haut niveau avec plusieurs représentants permanents des États membres du Conseil.
Dans un contexte régional marqué par l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC, ces échanges bilatéraux, conduits avec méthode et gravité, visaient à renforcer l’attention de la communauté internationale sur les défis sécuritaires auxquels fait face le pays.
Mme Wagner a successivement rencontré les ambassadeurs de Chine (Fu Cong), du Qatar (Sheikha Alya Ahmed Saif Al-Thani), des États-Unis (Dorothy Shea), du Royaume-Uni (James Kariuki) et de la France (Jérôme Bonnafont), ce dernier assurant actuellement la présidence tournante du Conseil.
Elle s’est également entretenue avec les représentants africains du Groupe A3+1 l’Algérien Amar Bendjama, le Sierra-Léonais Michael Imran Kanu et le Somali Abukar Osman qui portent la voix du continent au sein de l’instance onusienne.
Trois priorités ont structuré ces discussions : d’abord, l’urgence d’un engagement accru face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, en proie à une résurgence des violences armées ; ensuite, le soutien aux initiatives régionales et internationales de paix, notamment celles menées sous l’égide de l’Union africaine et de la Communauté d’Afrique de l’Est.
Enfin, la nécessité pour le Conseil de sécurité d’évaluer rigoureusement la mise en œuvre de la Résolution 2773, adoptée à l’unanimité il y a six semaines, et qui encadre le retrait progressif de la Monusco.
En plaidant la cause congolaise, la cheffe de la diplomatie a insisté sur la responsabilité collective du Conseil dans l’accompagnement du processus de stabilisation, alors que la RDC se trouve à un tournant stratégique : sortir de la logique de la dépendance sécuritaire pour bâtir une souveraineté nationale consolidée et respectée.
La ministre Thérèse Kayikwamba Wagner, par cette série d’entretiens, a ainsi rappelé que la paix dans la région des Grands Lacs ne saurait être une option, mais une exigence partagée. Et que le multilatéralisme, s’il veut conserver sa légitimité, doit se traduire par des actes concrets et solidaires. Le message a été lancé. Reste à savoir s’il sera entendu.
Jérémie ASOKO