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Moïse Moni Della : Félix Tshisekedi apte pour la guerre ?
«S’il faut que je devienne militaire pour sauver mon pays, je le ferai «. Cette déclaration fracassante du président Félix Tshisekedi à Doha mérite une analyse approfondie.
L’on sent une détermination, une mutation, une orientation, une transformation du civil au militaire, déterminé à faire la guerre. D’aucuns diront que ce n’est pas la première fois qu’il fait ces genres des déclarations intempestives. Il avait déjà dit qu’il ira s’installer à Goma jusqu’au retour de la paix. Il n’avait pas non plus hésité de dire : «S’il faut que je meurs pour que la paix revienne en RDC, je le ferai «.
On se souviendra aussi de ses propos belliqueux où il avait menacé le Rwanda en des termes très durs: «À la moindre escarmouche, je vais attaquer Kigali à partir de Goma. « Mais l’homme n’a pas été seulement celui qui fait des déclarations en l’air, sans suite, sans contenu comme disent certaines personnes. Il a aussi lié ses paroles en actes dans d’autres circonstances. Comme quand il avait promis, au cours d’un voyage à Washington, qu’il allait déboulonner le système Kabila. Beaucoup avaient parlé alors d’un canular, d’une illusion. J’étais aussi parmi ceux qui n’ont pas cru, mais il a effectivement déboulonné le système Kabila jusqu’à pousser ce dernier en exil, avant d’être condamné.
Au regard de notre Constitution, le président n’a même pas besoin de devenir militaire pour faire la guerre. La loi fondamentale, dans son article 83, stipule que le président de la République est le commandant suprême des forces armées. Ce qui fait de lui d’office chef des armées. Patrice Lumumba était non seulement Premier ministre, mais aussi ministre de la Défense après l’accession de notre pays à l’indépendance.
L’actuel ministre de la Défense de la France est une femme sans être militaire. Ceci pour affirmer que le président Tshisekedi peut très bien conduire la guerre sans être militaire, à condition d’être entouré d’officiers capables, valables, patriotes et non ventriotes. Pas des généraux affairistes qui considèrent l’armée comme une entreprise commerciale. Notre armée a connu en son sein des valeureux officiers et militaires à l’image de Mamadou Ndala, Mbudza Mabe, Bahuma, etc.
C’est aussi l’occasion de tordre le coup à une polémique sur la nomination de l’actuel vice-premier ministre de la Défense, Me Guy Mwadiavita, et le ministre délégué à la Défense Eliezer Ntambwe. Pour certaines personnes, les deux membres du gouvernement chargés de la Défense sont des civils, d’où ils seront incapables de bien piloter ces ministères.
Une telle affirmation est dénuée d’objectivité intellectuelle et scientifique. Il n’y a pas au monde une école qui forme les ministres de la Défense. Il y a un érudit en matière militaire qui disaient : «L’armée est une affaire sérieuse qu’on ne peut pas donner sa gestion à un militaire. «C’est un problème de compétence et d’expérience et d’entourage. Eliezer Ntambwe, à peine nommé, vient de proposer une loi en faveur des anciens combattants. Cette mesure peut avoir comme conséquence de susciter de l’émulation et des vocations pour intégrer l’armée, surtout pendant cette période où les jeunes hésitent.
Face à l’agression rwandaise, il n’appartient pas seulement au président de la République de devenir militaire, c’est une affaire de tout Congolais de s’imprégner de l’esprit militaire. L’armée, c’est aussi et surtout un état d’esprit. Lorsqu’un peuple se soulève, il est plus fort qu’une arme atomique. Félix Tshisekedi passera, mais la RDC restera à jamais.
C’est pour cette raison que nous devons nous mobiliser et nous rassembler en dépit de nos différences et divergences dans un grand mouvement que nous dénommons Le «camp de la Nation», (Cana). C’est l’antithèse de ceux qui veulent la «Yougoslavisation « de notre pays. L’union fait la force, l’union fait la paix, l’union engendre le progrès.
Moise Moni Della
-Ancien Vice-ministre de la presse et de l’information.
-Président du Conade