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L’Unicef sensibilise les décideurs congolais à la planification des
Le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) a sensibilisé les décideurs congolais sur les questions du budget, au regard des défis qui interpellent le pays quant à la réalisation des droits des enfants. C’était au cours d’une rencontre annoncée par le ministre du Budget Aimé Bodji, le vendredi 17 juin à Kinshasa, à laquelle ont pris part les acteurs sociaux impliqués dans les questions liées à l’enfant.
D’après le chef planning adjoint de l’UNICEF, Gildas Banda, les efforts importants ont été enregistrés mais à côté de ces progrès les défis énormes restent à relever.
« La mortalité a reculé entre 2007 et 2018, l’enregistrement des enfants à la naissance a augmenté et s’établit à peu près à 40% aujourd’hui. Pour ce qui est des enfants mal nourris, nous avons enrôlé plus de 380 enfants dans le programme de prise en charge de malnutrition« , a-t-il fait savoir.
Sensibliser le gouvernement sur les allocations budgétaires
» Il est question pour nous les acteurs de sensibiliser le gouvernement afin que les allocations budgetaires supplémentaires soient aussi apportées aux secteurs qui favorisent la réalisation des droits des enfants « , a indiqué Gildas Banda.
Il a également souligné que la population congolaise est très jeune. Alors si le pays veut tirer profit de cette dividende démographique, fait-il remarquer, il est nécessaire d’investir dans la santé des enfants, dans la vaccination, dans l’éducation des enfants à travers l’accompagnement au programme de gratuité que le Gouvernement a mis en place, dans la protection des enfants à travers l’enregistrement des naissances et en refusant les mariages précoces.
Enrichir les politiques publiques
De son côté, la Directrice générale des politiques et programmation budgetaire, Colette Mata a estimé opportune cette rencontre parce qu’elle permet d’enrichir les politiques publiques des secteurs sociaux relatives aux questions des enfants.
Ce qui va, selon elle, » nous permettre d’avoir les politiques liées aux enfants enrichis par les sectoriels que nous aurons à placer dans le budget ».
Elle a aussi précisé que ces politiques devront être en lien avec la stratégie nationale de développement du pays et qui vont cadrer avec le programme d’actions que le Gouvernement aura mis en place.
Pour clôturer ces assises, l’Unicef a promis de continuer son appui et de faire en sorte que les jeunes congolais d’aujourd’hui puissent participer de manière saine et épanouie au développement de leur pays.
Tricya MUSANSI
Campagne « chaque enfant a droit d’aller à l’école et d’avoir un enseignement de qualité »
L’UNICEF invite les parlementaires à intégrer les priorités mondiales de plaidoyer pour l’éducation
Le Fonds des Nations-unies pour l’Enfance (UNICEF) a lancé la campagne nationale de communication et de plaidoyer dénommée » Chaque enfant a le droit d’aller à l’école et d’avoir un enseignement de qualité ». C’était au cours d’une rencontre d’informations tenue le vendredi 17 juin à Kinshasa, à l’intention des parlementaires,
Au nom de l’UNICEF, le responsable de l’unité éducation, Silvia Testa, a indiqué que cette campagne s’inscrit dans les priorités mondiales de plaidoyer de l’UNICEF 2021-2025 concernant l’éducation. Il s’agit particulièrement de la réponse à la crise de l’apprentissage, qui met un accent sur les enfants les plus vulnérables et marginalisés.
D’après Sylvia Testa, cette campagne se présente comme un soutien aux Objectifs de Développement Durable. Particulièrement, l’Objectif 4, consistant à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».
Aux dires de Silvia Testa, les défis à relever restent énormes. Elle estime impératif de se mobiliser pour pérenniser la gratuité de l’enseignement et promouvoir la qualité de l’éducation, malgré les effectifs pléthoriques dans les écoles publiques. « Conduire des réformes structurelles et institutionnelles en vue de la rationalisation et de l’efficience des ressources du secteur de l’éducation, en assurant l’intégration et la mise en œuvre d’une planification sectorielle basée sur le genre », fait remarquer Silvia Testa.
Intervenant à ce propos, la députée nationale Christelle Vuanga, a estimé que la question de l’éducation ne devra pas être politisée. « Elle est existentielle, car elle exige des moyens nécessaires pour permettre aux enfants d’évoluer dans de bonnes conditions ».
Pour l’élue de la Funa, la gratuité de la scolarité instituée en RDC, se résume en 4 phrases ci-après : « Primo, les enfants vont à l’école et ont accès à l’éducation de qualité. Secundo; les parents ne payent rien. Tertio, les professeurs sont payés convenablement. Quarto, c’est le gouvernement qui prend toutes les dispositions pour mettre en place une totale réussite de cette politique de la gratuité de l’enseignement ».
Christelle Vuanga est d’avis que la réussite de la gratuité doit passer par les prérogatives des parlementaires, le contrôle, le vote des lois et les rentrées parlementaires. Ce, en sachant ce qui se passe. D’où, la nécessité de mettre tous les moyens en jeu pour trouver une solution susceptible d’aider les enfants à évoluer dans les bonnes conditions.
Tricya MUSANSI