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L’Unicef enregistre plus de 35.000 cas de violence sexuelle contre les enfants en 2025
Dans un rapport publié ce mardi, UNICEF rapporte que plus de 35 000 cas de viol et d’agression sexuelle prenant pour cible des enfants ont été enregistrés à travers la République Démocratique du Congo en 2025. Selon les données compilées à l’échelle nationale par les fournisseurs de services de protection et de lutte contre la violence liée au genre font état de plus de 35 000 cas de violence sexuelle prenant pour cible des enfants recensés au cours des neuf premiers mois de l’année 2025, signe que la crise continue de s’intensifier.
Ces chiffres, a déclaré la directrice générale de l’Unicef, mettent en évidence un préjudice généralisé et ancré durablement, avec un bilan réel certainement bien plus lourd du fait des défauts de signalement, bon nombre de victimes étant dans l’impossibilité de se faire connaître ou de demander de l’aide en raison de la peur, de la stigmatisation, de l’insécurité et de l’accès limité aux services requis.
Cependant, «les travailleurs sociaux racontent qu’il faut parfois plusieurs heures aux mères pour accompagner à pied leurs filles jusqu’à un centre de santé alors que ces dernières ont subi une agression et ne sont plus en mesure de marcher», a fait remarquer Catherine Russell. « Aux dires des familles, la peur de la stigmatisation et des représailles les empêche souvent de signaler les actes de violence», a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF.
Aux côtés du Gouvernement et de ses partenaires, l’UNICEF met tout en œuvre pour que les enfants puissent bénéficier de soins cliniques, de services de soutien psychosocial, d’espaces sûrs et d’une prise en charge centrée sur les victimes, a rassuré Catherine Russell.
Par ailleurs, l’UNICEF exhorte le Gouvernement, toutes les parties au conflit, ainsi que les partenaires de la société civile et de la communauté internationale, à prendre les mesures pour notamment faire cesser et prévenir toutes les formes de violence sexuelle ciblant les enfants, notamment dans les situations de conflit, conformément à la législation nationale et au droit international ; et de multiplier les services d’intervention en cas de violence liée au genre, les doter des moyens nécessaires pour répondre aux besoins particuliers des enfants rescapés.
Enfin, «les auteurs doivent être mis face à leurs responsabilités, tandis que les femmes et les enfants doivent avoir accès aux services de protection et de soutien indispensables», a conclu Catherine Russell.
Mathy MUSAU