Dernière minute
Société
2016-2026. Cela fait exactement dix ans que l'Eglise Pierre Angulaire de Moulaert a vu le jour. Pour célébrer cette première décennie de fidélité, de grâce et de marche avec le Seigneur, cette assemblée membre de la 8ème Cepac/ECC (Communauté des Eglises de Pentecôte en Afrique Centrale/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Le Maroc a été élu, vendredi à l’unanimité, en tant que Commissaire de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE), pour une période de trois années.
Cette élection a eu lieu…
Nation
“Les États-Unis ne permettront pas à des groupes voyous de tirer profit du commerce illicite des minéraux et de déstabiliser la région. Les richesses minières de la République démocratique du…
L´UDPS va-t-elle subir le même sort?
La situation, à la limite explosive, que connait l´Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à cause de la lutte d´intérêts de certains de ses cadres, remet à la surface le mal chronique des partis historiques de la République démocratique du Congo à savoir : leur disparition après la mort de leurs fondateurs ou leur effacement dû aux luttes internes.
Aussi loin qu´on remonte dans l´histoire de notre pays, nous établirons un constat amer: beaucoup de formations politiques ont disparu aussi bien de la mémoire collective que de la scène politique après la mort de leurs fondateurs, et d´autres à cause des luttes intestines.
Après l´indépendance, des partis politiques comme l´Alliance des Bakongo (Abako) de Joseph Kasa-Vubu, le Mouvement national congolais(MNC) de Patrice Emery Lumumba, le Parti solidaire africain (PSA) d´Antoine Gizenga, et d´autres petits partis ont disparu de la scène politique congolaise.
Après le coup d´État militaire du 24 novembre 1965 fomenté par le général Mobutu, le Mouvement populaire de la révolution( MPR) a régné seul en maître absolu durant les 32 ans de la dictature mobutiste. Après sa chute le 17 mai 1997, aucun de ses collaborateurs n´a su maintenir la flamme de ce parti pourtant implanté dans tout le territoire national, de manière abusive soit-il.
OUVERTURE DE L'ESPACE POLITIQUE LE 24 AVRIL 1990
Le 24 avril 1990, contraint par la pérestroïka, le dictateur zaïrois de l´époque a ouvert l´espace politique. Il y a eu pullulement de partis politiques, certains aussi fantaisistes que les autres. Malheureusement, au fil des années, certaines de ces formations politiques ont disparu. Soit à cause de la mort de leurs fondateurs, soit à cause de luttes internes. À titre illustratif, nous citerons quelques cas.
L´Union des fédéralistes et des républicains indépendants (Uferi) du tristement célèbre Jean Nguz-A-Karl i Bond. Limité principalement dans l´ex grand Katanga, ce parti aux relents séparatistes n´a pas survécu après la disparition de son fondateur.
Un autre parti politique aux mêmes relents, ancré aussi au grand Katanga, a disparu après la mort de son leader chrismatique. Il s´agit de l´Union nationale des fédéralistes congolais (Unafec) créée par Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Il y a également le Parti démocrate social chrétien (PDSC) d´André Bo-Boliko et Joseph Iléo.
Pourquoi cette triste situation?
Devant cette situation, il y a lieu de nous poser ette question : pourquoi cette triste situation ? La cause principale est que ces partis politiques sont généralement bâtis autour d´un individu, le fondateur. Les partisans adhèrent non autour d´une idéologie claire, mais souvent par accointances ethniques, tribales ou régionales. C´est pourquoi, l´édifice s´écroule lorsque l´homme providentiel disparaît. Les fondations n´étaient pas solides.
Un autre motif est lié à l´absence de mécanismes démocratiques internes. Peu de débats ouverts et objectifs sont engagés pour évaluer le fonctionnement desdits partis. Seuls ceux qui manifestent un militantisme et un fanatisme aveugle ont droit à la parole. Les contradictions ne sont pas tolérées. Les successions se préparent autour de la coterie familiale et non sur base des critères objectifs.
Pour éviter à la RDC une démocratie bancale qui ne favorise pas son développement, il importe de renforcer la loi sur la création et le fonctionnement des partis politiques pour éviter la personnalisation excessive du pouvoir du chef du parti. Une li qui devrai être respectée !
Muke MUKE