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Lubumbashi : un militaire abat à bout portant un policier
Un militaire, Ngandu Georges, a abattu à bout portant un policier sur l’avenue André Lumbu, au quartier Kabulameshi, dans la commune Annexe, à Lubumbashi, hier jeudi 07 novembre. Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi ce militaire de la Garde républicaine a agi de cette manière ?
Selon le chef de ce quartier, Lambert Mbuyi, tout est parti d’une altercation entre le militaire en état d’ébriété et un cambiste qui conversait au téléphone. Le militaire, qui était de garde sur l’avenue André Lumbu, coin Lily Mwamba. Ce militaire s’est rendu au marché pour faire des emplettes. Après avoir beaucoup bu, il est tombé dans une flaque d’eau après avoir trébuché.
En se relevant, il a vu un cambiste en train de parler au téléphone en rigolant. Le militaire qui a cru que le cambiste se moquait de lui, a tiré sur lui, heureusement sans l’avoir touché. Et ayant cru qu’il l’a tué, il a quitté cet endroit pour rentrer chez lui. A la vue de la population qui se dirigeait à sa direction, le militaire ivre s’est mis à tirer partout jusqu’à son lieu de travail.
Ce militaire va tuer, Abina Boka, un des policiers urbains dépêchés sur place pour calmer la situation qui devenait explosive.
Le colonel Dieudonné Ngoie, chargé du service de communication de la 22ème région militaire a condamné cet incident malheureux et affirmé que les militaires ne détiennent des armes que quand ils sont en plein service. Il a également éclairé l’opinion sur la détention d’armes par les militaires.
» Les militaires ne sont pas autorisés à se promener partout avec les armes. Les militaires en armes doivent être nécessairement en service. Toute arme est marquée. Ce qui fait que chaque individu a droit à une arme et celui qui n’est pas en service doit immédiatement remettre l’arme au dépôt. C’est ça le règlement « , a-t-il précisé.
Le présumé meurtrier a été interpellé par ses chefs hiérarchiques et reste détenu à l’auditorat militaire avant d’être déféré devant son juge naturel. Il est poursuivi pour indiscipline, violation des règlements du travail, dissipation des munitions et d’autres infractions de même catégorie.
Tandis que le corps de policier tué est conservé à la morgue de l’hôpital général de référence Sendwe.
Patient Mubiayi MBY