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Lubumbashi : les activités ont tourné au ralenti lors de la "ville morte" d'hier
La journée ville morte décrétée hier mercredi 03 juin par la coalition Article 64 (C-64), opposée au changement de la Constitution et à un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi, a connu une application contrastée à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Dans plusieurs coins de la ville, les activités ont tourné timidement durant les premières heures de la matinée. Entre 6h et 7h, certaines routes habituellement embouteillées ont été exceptionnellement fluides, notamment sur la route Kipushi, entre le centre-ville et le marché Mimbulu, communément appelé Matshipisha. Le même constat a été observé au quartier Bel-Air, sur le boulevard Chaussée de Kasenga.
À la place de la Poste, généralement très fréquentée, la présence humaine est restée faible pendant une bonne partie de la matinée. Dans certains marchés publics, plusieurs étals sont restés fermés, tandis que certains commerces n'ont pas ouvert leurs portes.
« Aujourd'hui, il n'y a presque pas de clients », confie un motocycliste interrogé par notre rédaction, affirmant que les activités de transport ont ralenti malgré la disponibilité des conducteurs.
REPRISE PROGRESSIVE DES ACTIVITÉS VERS 8 H
Dans le secteur éducatif également, des absences ont été signalées. Plusieurs élèves ne se sont pas rendus à l'école, alors que les établissements étaient ouverts. À l'université de Lubumbashi, notamment à la faculté des lettres, certains étudiants peinaient à rejoindre les auditoires.
Malgré cette timidité observée dans plusieurs endroits, les activités ont progressivement repris vers 8h dans certains quartiers de la ville. Une situation qui rend difficile l'évaluation réelle du niveau de suivi du mot d'ordre lancé par l'opposition.
Certains habitants évoquent surtout un climat de crainte face à d'éventuels troubles. Des vendeurs et tenanciers de boutiques disent avoir préféré limiter leurs activités par prudence.
À la veille de cette journée, les autorités provinciales et urbaines avaient pourtant appelé la population à vaquer normalement à ses occupations, rappelant que le 03 juin restait un jour ouvrable et promettant des mesures sécuritaires pour encadrer la ville.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi