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Lubumbashi : des enfants déplacés de la guerre de l'Est plaident pour leur scolarisation
À Luwowoshi, un quartier défavorisé de la ville de Lubumbashi, 54 enfants ainsi que leurs parents et tuteurs vivent, depuis le mois de mars, sans accès à l'éducation, alors que les cours ont repris sur toute l'étendue du territoire national depuis le 1er septembre.
Rencontrés par Forum des As au courant de la semaine, ces enfants ont manifesté leur volonté d'étudier pour forger leur avenir loin de leurs terres, aujourd'hui occupées par les rebelles de l'AFC-M23 depuis janvier et février 2025. Mais la volonté de ces enfants se heurte à plusieurs difficultés, dont le manque de nourriture, l'accès limité aux soins de santé et l'absence de fournitures scolaires requises dans les écoles.
Gemima a 15 ans. Elle vient de Kolwezi, où elle était hébergée avec ses parents après leur fuite de Bukavu, à la suite de l'assaut des rebelles. Elle ne va pas à l'école parce que "ses parents n'ont pas de boulot" et elle manque d'objets classiques pour y aller. Même raison partagée par Félix, 13 ans, qui a dû abandonner ses études en 4ème primaire pour sauver sa vie. Aujourd'hui, il vit à Lubumbashi, privé d'éducation. Ses parents, dépouillés par la guerre, sont sans emploi.
Le cas de Nadine Lukalala est particulier. Elle vit avec Collette, mais ses parents ont été tués durant la guerre. Elle a abandonné les cours en 4e secondaire (8ème) en quittant Goma pour Lubumbashi. "Moi, j'ai besoin d'étudier, mais je n'ai personne pour me prendre en charge. Regardez, les enfants de cet âge ne vont pas à l'école. Que les autorités et les personnes de bonne foi nous viennent en aide. Qu'elles pensent à nous. Nous souffrons ici. Nous n'avons ni uniformes, ni cahiers, ni stylos, ni sacs, encore moins des chaussures pour aller à l'école", a-t-elle plaidé.
Ces enfants sont parmi les 54, composés de démunis, d'abandonnés et d'orphelins, n'étudient pas alors qu'il y a la gratuité de l'enseignement dans les écoles depuis quelques années. Leur souhait est de reprendre le chemin de l'école dans des conditions décentes.
Patient Mubiayi MBY, à Lubumbashi