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Les prix du ciment augmentent malgré une grande production
Depuis un bon bout de temps, les prix du ciment gris ont flambé sans aucune justification alors que la reprise des activités de la Cimenterie nationale (Cinat) est venue augmenter la production de ce produit. Actuellement, un sac de ciment se vend autour de 33.000 FC soit plus de 10 dollars américains.
Ce qui se passe dans ce secteur est tout simplement incompréhensible. Lorsque le pays ne disposait que d’une seule cimenterie, en des périodes normales le prix d’un sac de ciment revenait tout au plus à l’équivalent de 10 dollars américains.
À l’époque du fameux gouvernement 1+4, le ministre de l’Économie avait fait baisser le prix à moins de ce montant. Cette politique avait beaucoup enchanté la population. Beaucoup de maisons à matériaux durables avaient été construites par-ci par-là.
En outre, à une période donnée où la seule cimenterie du pays n’arrivait pas à satisfaire la forte demande des consommateurs, le gouvernement avait autorisé l’importation du ciment gris. Le prix du sac de ciment importé revenait à tout au plus 10 dollars américains. Mais, contre toute attente, alors que le contexte actuel aurait dû provoquer la baisse des prix, la tendance est hauissière. La principale matière première est tirée du sol congolais, au Kongo Central, précisément dans les environs de Kimpese. Qu’est-ce qui peut justifier alors ce décalage des prix?
Il est vrai que la construction et la réhabilitation des infrastructures routières ainsi que le boom immobilier que connaît le pays, particulièrement la ville de Kinshasa, peuvent en partie justifier cette embellie des prix, mais au regard de l’ensemble de la production de trois cimenteries, cet argument ne tient pas debout.
C’est donc ailleurs qu’il faut trouver le motif de cette augmentation du prix du ciment gris. Il y a notamment l’incivisme des opérateurs économiques qui œuvrent dans ce secteur. Poussés par le goût exagéré des gains et habités par l’esprit d’enrichissement rapide, ils fixent le prix au gré de leurs intérêts. Malheureusement pour la population, les inspecteurs du ministère de l’Économie chargés du contrôle de prix n’assument pas comme il se doit leurs responsabilités. C’est pourquoi, les propriétaires de dépôts de ciment se comportent comme si nous étions dans la jungle.
Même constat pour les vivres importés
Le constat amer observé dans le secteur du ciment gris est également vécu dans celui des vivres de consommation courante venant de l’extérieur. La seule différence est que pour le second cas, le gouvernement a fixé officiellement les prix en concertation avec les responsables de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Ainsi, après avoir supprimé certaines taxes qui alourdissaient les charges des exportateurs de vivres frais, le gouvernement a revu sensiblement à la baisse les prix de ces denrées. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, les vendeurs des chinchards et autres vivres continuent à maintenir leurs prix comme si de rien n’était. Ici aussi, les contrôleurs de prix n’accomplissent pas correctement leur mission. À cause de cette absence de l’autorité, les commerçants inciviques ne peuvent que s’entêter et défier l’État.
Que faut-il faire exactement pour mettre fin à ces prix fantaisistes et prohibitifs que fixent les commerçants, notamment ceux de deux secteurs dont il est question ici ?
La seule solution consiste à renforcer les contrôles avec les inspecteurs de l’économie intègres, exigeants et non corruptibles. Ces contrôles doivent être assortis des sanctions fermes et rigoureuses tant envers les hommes d’affaires véreux que les contrôleurs complaisants. mais trovuer ce genre de fonctionnement équivaut à chercher une aiguille dans un grenier d'herbes !
Une autre alternative consiste à relancer la pêche industrielle et l’élevage pour produire localement en vue d’assurer la sécurité alimentaire aux Congolais et mettre fin aux importations des vivres, qui coûtent très cher au Trésor public.
Muke MUKE