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L'expérience nous a rendu sage. Nul n'est méchant volontairement". Un peu de révision de la grammaire ferait quand même du bien. Un mot sur le duo "rendu sage".
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SEOUL, 05 mai (Yonhap) -- Le président Lee Jae Myung a promis hier mardi de bâtir une société qui traite les enfants avec dignité dans un message marquant le Jour des enfants de cette année.
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(Par l'évangéliste Colin Nzolantima)
A travers le monde, le 1er mai est la Journée internationale des travailleurs. En RDC comme ailleurs, cette date fériée tire son origine des luttes du 19ème…
Devons-nous commémorer ou fêter (célébrer) le travail?
(Par l'évangéliste Colin Nzolantima)
A travers le monde, le 1er mai est la Journée internationale des travailleurs. En RDC comme ailleurs, cette date fériée tire son origine des luttes du 19ème siècle pour les droits des travailleurs et rappelle l’exigence de conditions de travail justes et dignes. Au milieu de cette réjouissance, une introspection devait être faite.
Qu’avons-nous fait du commandement de Dieu d’assujettir la terre, de la dominer, de créer un cadre de vie pour l’épanouissement de tout être humain dans tous les domaines ?
La mentalité gréco-latine nous apprend qu’il y a des activités sacrées et celles profanes. C’est ainsi que la recherche des titres et des fonctions importantes a créé une fracture sociale : le directeur est plus honoré qu’une sentinelle, un ministre plus qu’un huissier, les responsables religieux plus que leurs fidèles, le patron plus que son ouvrier…
LE TRAVAIL ET LE CARACTÈRE HUMAIN
Par le travail, on reconnaît l’âme ou le caractère d’une personne et de la nation. C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle ou que les mains agissent. La purification et la sanctification sont indispensables pour ramener, par l’obéissance, la gloire de Dieu dans : la politique et l’armée, l’économie, la famille, l’éducation, l’hygiène et la santé, l’agriculture, l’art et les célébrations, la communication et les médias…
Dans diverses théories, l’accumulation des biens est la priorité pour les travailleurs. C’est ici qu’il faudrait faire la distinction entre le travail et l’emploi, qui est toute activité faite dans le but de satisfaire ses besoins personnels.
LES IMPÉRATIFS DU TRAVAIL BÉNI
(Rabbin Lapin, Les bénédictions de la Torah, Larry Huch)
1er impératif culturel : se rendre moins vulnérable.
Le commandement de Dieu à Adam et Ève dans Genèse 1:28 : «Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la». Dieu nous demande d’être des intendants responsables et de nous rendre moins vulnérables face à la nature.
La conviction d’obéir à la volonté divine pousse l’homme à l’intégrité et à la recherche de l’excellence en toute circonstance.
2ème impératif culturel : Préserver la vie humaine.
Cette priorité découle directement de nos racines bibliques et nous démarque du fatalisme face à la mort, présent dans de nombreuses autres cultures.
Conclusion intermédiaire : Ces deux valeurs bibliques se basent sur : la vérité, la justice, l’intégrité, la compassion, la repentance, la réconciliation. Malheureusement, les fléaux de la cupidité, de l’injustice, de l’égoïsme et de la corruption affectent tous les secteurs de la société. C’est ainsi que les faillites, les détournements, le chômage, le stress, le surmenage, les maladies psychosomatiques, le surendettement des ménages, des entreprises et des pays proviennent de ce dérèglement.
LA JUSTICE ET LA DROITURE
«Le Trône de Dieu est fondé sur la justice et la droiture». (Deutéronome 25.13-16 ; Proverbes 11,1 : «des poids faux sont en abomination à Dieu»).
Chacun doit être le stratège de Dieu dans son pays pour assainir son environnement. Le travail a perdu ses vertus. Il n’est plus le cadre de louange et d’adoration, d’épanouissement et d’harmonie.
ORDRE DE MISSION À TOUS LES CHRÉTIENS
Les chrétiens doivent apporter la lumière de Dieu et être ses représentants : «Allez et faites de toutes les nations des disciples». Le travail se fait dans : l’unité, la diversité, la collaboration, la cohésion.
Les 4 caractéristiques du travail béni
- Un ministère : toute activité est sacrée pour sauver et préserver la vie
- Un appel : une vocation, une mission, un mandat noble
- Une passion : développer de l’expertise et de l’excellence
- La compassion : l’amour du prochain et la charité suscitent le désintéressement
Le livre du Deutéronome donne toutes les instructions afin que ces caractéristiques soient le fondement de toutes nos différentes activités.
LA RESPONSABILITÉ COLLECTIVE EN RDC
La dédicace du pays à Dieu est une alliance de soumission aux commandements divins. Malgré cela, les autorités se plaignent de tous les vices qui sont à la base de la détérioration des conditions socioéconomiques.
Certaines dérives dans l’appareil judiciaire, que le Président de la République avait fustigées, les routes de desserte agricole impraticables, les enseignements universitaires et supérieurs au rabais, les difficultés de l’éducation nationale, les problèmes de santé, l’insalubrité ambiante… tout cela résulte du mépris collectif des caractéristiques d’un bon travail tel que le prescrit la Bible. La nonchalance et la démotivation dans le travail constituent des obstacles à la restauration de la nation.
AGRICULTURE ET SOUVERAINETÉ
La revanche du sol sur le sous-sol est une décision divine préventive pour assurer la sécurité alimentaire face à la famine et à la crise alimentaire qui secouent déjà 20 % des Congolais. Les potentialités agricoles, bien structurées en collaboration avec les autorités coutumières et les entités de base, seraient très efficientes pour résoudre le déficit alimentaire. Avec 80 % de chrétiens, la revalorisation des ressources nous rendrait moins vulnérables et plus prospères.
TERRE, LOIS ET IDENTITÉ
Le sol et le sous-sol appartiennent à l’État. Pour nos pères fondateurs à Luluabourg, la loi Bakajika avait pour motivation de restituer les terres entre les mains des chefs traditionnels afin d’éviter toute spoliation. La terre reflète l’âme et la culture de chaque tribu. Les lois sur les carrés miniers font de nos terres des marchandises et les dépouillent de leurs traditions et valeurs culturelles.
MONNAIE ET TRAVAIL
La dignité nationale et la valorisation de la monnaie dépendent de la qualité et des vertus de justice et de droiture dans le travail. La monnaie est l’âme et le caractère d’une nation. Pour Dieu, la monnaie doit être stable et sa valeur dépend de la productivité et non des spéculations techniques et financières qui causent l’endettement et la pauvreté sans créer de richesses véritables.
CONCLUSION GÉNÉRALE
Nous devons revenir à la culture biblique du travail : valoriser toute activité, nous concentrer sur notre vocation de pays solution, exceller dans notre passion de bâtir un pays plus beau, persévérer dans la compassion pour l’unité nationale.
Levons-nous, travaillons avec des vertus, restaurons notre nation dans l’unité et la diversité.