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Les organisations syndicales expriment leur soutien à la société PHC
L’intersyndicale de la société Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A) a, au cours d’une conférence de presse organisée samedi 25 avril, tenu à apporter un éclairage sur l’actionnariat de la société. Face à la diffusion des fausses informations concernant l’évolution de son actionnariat, PHC fait savoir que l’Etat congolais, actionnaire minoritaire, s’est désengagé de manière responsable et volontaire du capital social de PHC S.A, conformément au droit Ohada et aux statuts de la société.
Les membres de l’intersyndicale, exprimant leur soutien à l’entreprise, ont éclairé la lanterne des professionnels des médias sur les raisons du retrait de l’Etat congolais de PHC. «Dans la cadre de sa stratégie de développement et de modernisation, la société a engagé en 2025, un processus de recapitalisation dont le but est de refinancer durablement ses capacités opérationnelles. C’est dans ce contexte que la société a sollicité auprès de ses actionnaires l’augmentation de son capital. L’Etat congolais, alors actionnaire minoritaire, en l’absence de crédit budgétaire non programmé, par l’intermédiaire du ministère du Portefeuille, s’est désengagé de manière responsable et volontaire conformément au droit Ohada et aux statuts de la société», a indiqué l’intersyndicale.
Selon les informations fournies par l’intersyndicale, le conseil d’administration a décidé de la recapitalisation de la société afin de lui permettre de produire plus, de couvrir toutes les charges et, in fine, de générer des bénéfices. Pas que. Cette recapitalisation a pour objectif de soutenir le développement de la société et d’accompagner sa dynamique de croissance. Elle vise notamment à assurer la continuité de l’outil industriel, par le renouvellement des pièces de rechange ; à moderniser et à renforcer les capacités de production, en cohérence avec l’augmentation des volumes ; Investir dans des solutions énergétiques plus performantes, notamment le biogaz ; d’améliorer le rendement global et la productivité.
Sans recapitalisation, la société ne serait pas en faillite à court terme. En revanche, elle serait exposée à un risque réel de stagnation, voire de fragilisation progressive. En d’autres termes, elle aurait des difficultés à maintenir les équipements en condition optimale ; elle serait incapable d’accompagner la croissance de la production ; elle aurait des investissements structurants limités et un ralentissement de la création d’emplois.
Rester compétitive et sécuriser son avenir industriel
Ainsi, le véritable enjeu n’est pas la survie immédiate de l’entreprise, mais sa capacité à croître, à rester compétitive et à sécuriser son avenir industriel. Il va sans dire que sans la recapitalisation, PHC ne serait pas en situation de faillite mais serait limitée dans sa capacité à développer des projets structurants et porteurs pour le secteur agro-industriel, ce qui entrainerait une stagnation de ses activités.
A ce jour, PHC a créé plus de 11.000 emplois directs, majoritairement en milieu rural, contribuant ainsi à l’inclusion économique des communautés. Elle participe également au développement social par la gestion de quatre hôpitaux, la construction et la réhabilitation d’écoles publiques, ainsi que la réalisation d’infrastructures communautaires tels que les routes, les marchés et les ponts afin de faciliter la mobilité et les échanges commerciaux.
PHC participe activement à la création d’emplois massifs, au projet PDL-145 territoires avec ses propres moyens, à l’aménagement et à l’entretien des routes de desserte agricole, à l’administration des soins de santé universelle au bénéfice des populations riveraines de ses trois sites à savoir, Boteka, Yaligimba et Lokutu, respectivement dans les provinces de l’Equateur, de la Mongala et de la Tshopo.
Fyfy Solange TANGAMU