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Les machines agricoles chinoises, un levier pour la modernisation de l'agriculture en Afrique
HANGZHOU, 12 mars (Xinhua) -- L'introduction des machines agricoles chinoises en Afrique ouvre de nouvelles perspectives pour le continent, ont estimé plusieurs experts et professionnels africains à l'occasion d'une exposition consacrée au secteur.
Le Salon virtuel "Les machines agricoles du Zhejiang en Afrique", organisé récemment à Jinhua, ville de la province orientale du Zhejiang, vise à renforcer la coopération sino-africaine en matière de mécanisation agricole, afin d'améliorer la sécurité alimentaire et d'accélérer la modernisation du secteur.
Le Zhejiang, qui compte plus de 4.200 entreprises spécialisées dans la fabrication de machines agricoles, s'impose comme un acteur clé de l'industrie chinoise des équipements agricoles. A ce jour, la filière y a généré un chiffre d'affaires de plus de onze milliards de dollars.
L'événement a rassemblé plus d'une centaine de responsables gouvernementaux, de professionnels du secteur et de distributeurs de machines agricoles issus d'une vingtaine de pays africains, dont l'Egypte, le Kenya, le Maroc et le Nigeria.
"L'adoption de machines agricoles intelligentes représentait un véritable défi en Egypte", explique Mostafa Gouda, professeur au Centre national de recherche d'Egypte et à l'Université du Zhejiang, ajoutant qu'ils ont trouvé des solutions grâce aux équipements chinois.
Le Maroc, de son côté, fait face à des difficultés similaires. "L'agriculture est un pilier de notre économie, mais elle souffre de coûts élevés, notamment pour les petites et moyennes exploitations", indique Meriem Homaid, directrice générale du Salon agricole SIEMA au Maroc. Elle souligne que de nombreux agriculteurs utilisent un matériel obsolète et ont un accès limité aux technologies modernes.
Selon elle, l'industrie chinoise des machines agricoles représente une opportunité de changement. "Les équipements chinois allient performance et prix compétitifs", affirme-t-elle. "Ils permettent aux agriculteurs marocains la possibilité d'accéder à la modernisation sans déséquilibrer leur budget."
Mme Homaid met également en avant l'adaptabilité de ces machines aux terrains variés du Maroc ainsi que leurs caractéristiques écologiques, comme l'intégration de systèmes solaires et de technologies d'économie d'eau, en parfaite adéquation avec les objectifs de développement durable du pays.
Pour M. Gouda, l'Initiative "Ceinture et Route" (ICR) constitue un levier essentiel pour la modernisation agricole en Afrique. Il a rappelé que l'accès à des machines agricoles avancées a longtemps été un obstacle sur le continent, un enjeu auquel l'ICR entend répondre par le biais de la coopération et des investissements.
"Ce partenariat avec la Chine n'est pas seulement une opportunité pour l'Egypte, mais pour toute l'Afrique", conclu-t-il. "Avec les bons équipements, les bonnes technologies et une coopération efficace, nous pouvons transformer l'avenir de l'agriculture. Et cet avenir s'annonce prometteur."